J'ai parlé un peu récemment de mon voyage à Kelowna, dont je suis revenue il y a exactement trois semaines. J'y étais allé, entre autres, à la recherche de mes forces intérieures et j'assumais pleinement (en fait j'espérais presque) en revenir transformée dans un aspect ou l'autre de ma personne.
J'ai été confrontée et je suis revenue changée. L'éternelle ado que je suis (et que je resterai probablement toute ma vie...faut pas ambitionner sur la révolution intérieure!) se sent maintenant mieux prête à affronter le monde des adultes. J'ai toujours su que je devrais m'y faire dans un avenir rapproché mais j'ai passé les trois dernières années de ma vie à repousser ce moment le plus possible. J'ai vécu ma phase hédoniste. On disait de moi que je suis une trippeuse, une fille de party...je le suis toujours, mais j'ai appris à doser.
J'ai réalisé grâce à un être cher que mon rapport à l'argent devait changer car je me trouvais trop souvent dans une position de dépendance face à quelqu'un d'autre. Parce que je prenais pour acquis que j'aurais toujours une personne pour me backer (parent, amis) si jamais je me trouvais dans le trouble, je dépensais souvent sans penser au lendemain. C'est tellement facile quand on n'a pas d'autres comptes de dépense que son cellulaire et sa passe d'autobus et qu'on n'a pas de projet(s) à moyen/long terme concret.
J'ai finalement compris qu'être un adulte c'est d'assumer et surtout d'assurer ses dépenses et son mode de vie au revenu qu'on fait. Qu'il est important de voir plus loin que le prochain trimestre, d'avoir des projets et de mettre de côté au fur et à mesure pour être capable de parfois avancer à grands pas, plutôt que par centaines de petites dépenses futiles de consommatrice peu avertie.
J'ai aussi compris pourquoi mes parents souhaitent tellement que j'aille une carrière à la hauteur de mes capacités intellectuelles...pas tant pour avoir la fierté de dire que son enfant possède un titre universitaire, comme je l'ai longtemps pensé, mais surtout pour avoir le revenu rattaché qui me permettrait d'acquérir une indépendance financière pour la vie. Ne dépendre de personne justement, pour vivre, payer ses comptes, réaliser ses rêves, exécuter des projets, etc...
Je compte bien vivre en couple, dans un avenir à moyen terme. Mais je crois que, dans un tel contexte, il est effectivement important de considérer toutes les dépenses communes comme des "extras", et non quelque chose d'acquis par rapport à l'autre.
Je me rends compte aujourd'hui que la liberté donnée dans l'application un mode de pensée et de fonctionnement comme celui-là peut apporter beaucoup de bonheur et d'émancipation. Bien davantage que les mille-et-unes petites dépenses que je pouvais effectuer jusqu'à récemment, qui comblaient joyeusement mon quotidien mais qui, je le réalise, étaient d'une éphémérité désastreuse qui me faisait répéter l'opération jusqu'à l'affichage du "presque 0$" de mon compte en banque.
Je ne veux plus vivre à crédit!
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