19 février 2011

Réflexion monétaire (part 1)

J'ai parlé un peu récemment de mon voyage à Kelowna, dont je suis revenue il y a exactement trois semaines. J'y étais allé, entre autres, à la recherche de mes forces intérieures et j'assumais pleinement (en fait j'espérais presque) en revenir transformée dans un aspect ou l'autre de ma personne.
J'ai été confrontée et je suis revenue changée. L'éternelle ado que je suis (et que je resterai probablement toute ma vie...faut pas ambitionner sur la révolution intérieure!) se sent maintenant mieux prête à affronter le monde des adultes. J'ai toujours su que je devrais m'y faire dans un avenir rapproché mais j'ai passé les trois dernières années de ma vie à repousser ce moment le plus possible. J'ai vécu ma phase hédoniste. On disait de moi que je suis une trippeuse, une fille de party...je le suis toujours, mais j'ai appris à doser.
J'ai réalisé grâce à un être cher que mon rapport à l'argent devait changer car je me trouvais trop souvent dans une position de dépendance face à quelqu'un d'autre. Parce que je prenais pour acquis que j'aurais toujours une personne pour me backer (parent, amis) si jamais je me trouvais dans le trouble, je dépensais souvent sans penser au lendemain. C'est tellement facile quand on n'a pas d'autres comptes de dépense que son cellulaire et sa passe d'autobus et qu'on n'a pas de projet(s) à moyen/long terme concret.
J'ai finalement compris qu'être un adulte c'est d'assumer et surtout d'assurer ses dépenses et son mode de vie au revenu qu'on fait. Qu'il est important de voir plus loin que le prochain trimestre, d'avoir des projets et de mettre de côté au fur et à mesure pour être capable de parfois avancer à grands pas, plutôt que par centaines de petites dépenses futiles de consommatrice peu avertie.
J'ai aussi compris pourquoi mes parents souhaitent tellement que j'aille une carrière à la hauteur de mes capacités intellectuelles...pas tant pour avoir la fierté de dire que son enfant possède un titre universitaire, comme je l'ai longtemps pensé, mais surtout pour avoir le revenu rattaché qui me permettrait d'acquérir une indépendance financière pour la vie. Ne dépendre de personne justement, pour vivre, payer ses comptes, réaliser ses rêves, exécuter des projets, etc...
Je compte bien vivre en couple, dans un avenir à moyen terme. Mais je crois que, dans un tel contexte, il est effectivement important de considérer toutes les dépenses communes comme des "extras", et non quelque chose d'acquis par rapport à l'autre.
Je me rends compte aujourd'hui que la liberté donnée dans l'application un mode de pensée et de fonctionnement comme celui-là peut apporter beaucoup de bonheur et d'émancipation. Bien davantage que les mille-et-unes petites dépenses que je pouvais effectuer jusqu'à récemment, qui comblaient joyeusement mon quotidien mais qui, je le réalise, étaient d'une éphémérité désastreuse qui me faisait répéter l'opération jusqu'à l'affichage du "presque 0$" de mon compte en banque.
Je ne veux plus vivre à crédit!

8 février 2011

Pensées d'avion

"Le vrai voyage ce n'est pas de chercher des nouveaux paysages mais un nouveau regard."    - Marcel Proust

Je regarde la ligne d'horizon par le hublot, directement au niveau des yeux. Un mince trait qui sépare le bleu du ciel des nuages blancs. Une telle planitude à perte de vue a quelque chose d'extra-ordinaire et d'étourdissant pour moi, qui ait passé les trois derniers mois entourée de montagnes.
J'ai le vertige, mais pas à cause de l'altitude; je pense à mon départ de Kelowna, cette si belle ville juchée au creux des pics enneigés de la vallée de l'Okanagan.
Je pense à ce que j'y ai vécu, aux gens qui y ont croisé ma route, à Noel... à mon échec de me trouver un travail, mais à tout ce que j'ai appris sur la vie et sur moi-même. Ça au moins, c'est une réussite.
Ça a été ardu; j'ai ragé, pleuré, désespéré plus d'une fois mais malgré mon retour prématuré, je sais que je reviens avec davantage que mes deux valises pleines à craquer qui attendant dans la soute (et que je souhaite ardemment ne pas perdre lors du transfert!).
Je sais que le retour ne sera pas facile non plus. Je suis totalement fauchée. Pire; je suis dans les dettes jusqu'au cou. Mais, immatériellement, je suis riche d'une expérience que peu de gens auront la chance de vivre.
Dire que je reviens sans regrets serait un mensonge. J'en ai laissé le plus possible derrière moi, mais je reste un être humaine avec sa part de masochisme accentué de "j'aurais dû..." ou de "avoir su...". Still, je ne regrette pas ma décision d'il y a quatre mois, sans doute la plus spontanée et inattendue de ma vie, de tout laisser derrière moi pour changer de vie l'espace de huit mois (plan initial) et partir à la quête de mes racines profondes.
L'inconnu, cette grande bête à la fois épeurante et fascinante pour l'homme, et un terrain propice et certainement inspirant pour quiconque souhaite renouer avec sa vraie nature, en l'occurence la voyageuse/exploratrice enfouie en moi, qui s'est manifestée à un moment opportun. Je souhaitais être confrontée? On peut dire que j'ai été servie, et de plus d'une manière. Mes convictions, mes croyances, ma naïveté et mon éternel optimisme ont été mis à rude épreuve pendant mon périple.
Je reviens changée, pas seulement en tant que personne, mais avec l'assurance nécessaire pour assumer ce qui a été conforté ou chamboulé en moi.
Pendant que Charlie Winston berce mes oreilles, je regarde défiler par le hublot les paysages des Prairies, ce même cheminque j'ai parcouru en sens inverse il y a exactement trois mois en road trip épique. J'admire la vue, confortablement assise, et Je me souviens.

6 février 2011

Weakness

You've seen me sober, drunk or high
You've seen me weak, you've seen me cry

You've heard my every kind of laugh
You almost always know why I sigh

You know what to say when I'm angry
You've seen almost every side of me

But the one you want the more to know
Is the one I'm the more afraid to show...

5 février 2011

Valeurs occidentales et Bible

Depuis les années 1950-60 et l'émancipation du peuple québécois face à l'Église catholique, l'appartenance à une quelconque religion ou spiritualité, ou ce qui y fait allusion, sont devenus des sujets tabous. On s'est libéré de l'autorité des prêtres, on a délaissé la messe, on s'est modernisé, tant dans l'espace public que dans la vie privée.
Mais on se fourvoierait en prétendant que même si, formellement, on a cessé d'être catholique en masse, on s'est également affranchis de tout l'enseignement que la religion nous a apporté depuis les siècles qu'elle opère. La société occidentale s'est construite avec les valeurs prisées dans la Bible (tolérance, liberté, amour) et la même conception du Bien et du Mal, de la croyance à l'Enfer et au Ciel (qui ont tout de même subis de nombreuses transformations avec les années).
On ne s'est jamais totalement émancipé de l'influence de l'Église, même si on a tellement essayé de se convaincre du contraire. Ce n'est pas parce qu'on a cessé d'être pratiquants que la religion a cessé d'avoir un impact sur notre quotidien. On est plus catholiques qu'on le pense ; une société entière, même avec toute la volonté du monde, ne s'affranchit pas aussi facilement d'une identité qui l'a définie jusque-là.
C'est un fait qui semble bien simple mais les gens semblent l'oublier trop souvent. Oublier, ou omettre de reconnaître le rôle que la Bible a joué dans les fondements de notre civilisation occidentale et des valeurs qui lui sont chères.
Ce constat sera à la base de plusieurs papiers à venir. Je m'intéresse grandement à la religion et à la spiritualité (deux concepts similaires pour les non-initiés mais qui appartiennent à deux catégories complètement différentes) et je risque d'y revenir souvent.
Mais je suis multi-disciplinaire, je me risque à des réflexions sur les sujets les plus divers et éloignés que possible!
En attendant, je vous invite à consulter un article intéressant paru aujourd'hui dans la Presse sur... l'éclosion des conversions à différentes religions un peu partout au Québec. Vous avez dit "retour aux sources"?
http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201102/05/01-4367338-religion-a-la-carte.php