"The opposite of love is not hate but indifference. [...] Love and hate have too much in common, they involve similar focus and obsession." - Lu dans l'entrevue d'une playmate populaire au début des années 2000...posez-moi pas de questions.
J'avais réussi à ne plus penser à toi. En fait, à penser à toi mais comme un vague souvenir, quelque chose dont on sait et reconnaît pertinemment l'existence dans le temps mais qu'on préfère le plus flou possible, car d'y replonger fait naître à chaque fois un goût sec dans la bouche et une amertume au coeur.
J'avais réussi à retrouver une stabilité émotionnelle face à ce que chaque souvenir de toi évoquait, c'est-à-dire que j'avais cherché et enfin trouvé l'indifférence qui, après ces mois d'attente égrenés, cet éloignement que j'ai imposé entre nous, ces amants qui ont su à peine faire naître une étincelle en moi, s'est installée tout naturellement en moi. Je l'ai su avant même de savoir que j'étais amoureuse. J'étais parvenue à passer à cette étape finale du cycle de la rémission qui consiste à être capable de tiédeur absolue devant des nouvelles de l'ex, des fantômes de la relation ou tout autre symbole ramenant aux souvenirs partagés. J'étais plutôt fière de moi.
Mais maintenant je te déteste.
Ce que tu nommais si bien ton "petit monstre vert", tu me l'as transmit. J'en suis habitée maintenant. Je comprends mieux que jamais l'expression "les fantômes du passé". Ils se terrent et puis quand tout semble bien aller ils ressurgissent pour nous hanter. Ça nous possède, ça nous prend au ventre et c'est surtout inexplicable. Mais en fait on sait. C'est la barrière de l'insécurité qui nous rentre dans l'estomac. Ça fait mal.
Je n'avais jamais vécu ça avant toi. Maintenant, je dois l'affronter chaque jour depuis que j'ai rencontré un homme formidable.
Il y a eu quelque chose entre lui et moi, une sorte de lien, et depuis ce temps ce lien s'est formé sur l'abandon total qu'on a réussit à avoir l'un envers l'autre, sans attentes car rien ne semblait possible entre nous. Et pourtant... il s'en vient vivre ici. Je capote. Je n'aurait jamais prévu ça. On est si liés maintenant que la barre dans mon estomac se ressere. Tu ne croyais pas si bien dire, et j'ai finalement compris ce que ton "ce sont les gens les plus proches de nous qui risquent le plus de nous blesser" voulait dire. Ton petit monstre vert surgit dans ce temps-là.
Je veux mon homme. Et je m'en veux de le vouloir ainsi.
Ouaiiiis pour Kanye!! ^ ^
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