2 août 2011

Envie

Tu me fais vraiment suer.
Tu me demandes de te réserver ma journée du lundi après une fin de semaine débordée où on a pas pu se voir. C'est moi qui dois finalement te texter à 11h40 am pour savoir si tu veux toujours qu'on se voit.
Et tu prends 35 minutes à répondre.
Et tu m'accueilles d'un bec sec quand j'arrive enfin. Tu n'es pas encore prêt, comme toujours.
Et j'ai envie de ton souffle dans mon cou, de ta main sur ma cuisse pendant qu'on joue sur ton PS3. J'aime cette complicité qu'on peut avoir ensemble, ludique, innocente, joyeuse. Mais en ce moment j'ai envie que tu lâches ta maudite manette et que tu me prennes sur ton sofa, que tu me déshabilles fiévreusement et que ta bouche courre sur mes seins, provoquant une délicieuse tention dans mon bas-ventre. Je veux voir ton regard intimidé par ma sex face, tes yeux se fermer de plaisir au moment où je laisserais glisser ma langue sur ta queue, j'ai envie de sentir ton urgence de me pénétrer parce que tu aurais attendu ce moment toute la fin de semaine. J'ai envie de nos corps l'un contre l'autre qui suent à force de friction, qui sentent bon le sexe chaud et qui se relâchent de satisfaction après un bon gros orgasme.
Mais rien n'arrive. Pourquoi je n'ai pas provoqué ça? Parce que j'aimerais mieux me couper la langue que de te dévoiler mon envie de toi. Parce que tu manques d'esprit d'initiative, et parce que je suis lâche. Parce que c'est plus facile de me donner à toi si je n'ai pas à parler. Tu peux avoir mon corps quand tu veux, c'est ma tête et mon coeur qui ne sont pas prêts. Et si tu veux le package deal il te faudra être patient. Très patient. Je n'arrive toujours pas à savoir si mes cicatrices t'intéressent ou si ça semble trop fou pour toi. Tu dis que je ne suis pas la première à te servir ce discours, pourtant j'ai l'impression que tu n'as rien appris de tes expériences passées. Et je n'ai pas la force en ce moment de te guider à travers les voies de ma guérison. J'irai donc toute seule dans ce dédale obscur, et toute seule j'en émergerai.
Soit patient. Mais en attendant prends-moi je t'en prie, sans romance. Juste pour le bénéfice du corps.

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