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16 juillet 2012

Assez...

Voilà, j'en ai assez, la cour est pleine!!
Je ne croyais pas arriver à ce point-là. Après m'être dit tant de fois que je te laisserais, que je ne voyais plus la pertinence de continuer à avancer avec toi parce que cette relation n'allait que dans un sens, celle-ci est la bonne! Enfin je l'espère...
Je suis tannée, j'en ai "plein mon cass!" comme on dit. Une fois de plus, j'avais réussi (c'est presque rendu une occupation à temps partiel!) à pardonner ta maladresse, à me dire que je te donnais une dernière chance, que je NOUS laissais l'occasion de voir si ça ne pouvait pas s'améliorer, avec un espoir faiblissant à chaque fois.
Mais là, tu t'es monumentalement planté. En fait TU m'as plantée, là, les sanglots dans les yeux, te demandant une ultime preuve que tu tenais à moi, que tu étais désolé de devoir quitter pour la fin de semaine alors qu'on a eu que quelques contacts pendant les 2 dernières semaines. Ces semaines où on n'a fait l'amour que 2 fois. 2 fois, c'est trop peu pour moi! J'ai des besoins physiques, et psychologiques, et le sexe dans un couple ça permet de combler une grosse partie de ces besoins! Je crois que tu m'as trop pris à la légère quand je t'affirmais que le sexe est vraiment important pour moi. C'est pas juste une question de libido bordel!!
Bref, tu n'avais que 30 secondes à optimiser pour me laisser sur une bonne note, rendu là j'aurais accepté presque n'importe quoi: un gros câlin bien senti, un baiser passionné, une courte déclaration rassurante, même juste que tu prennes mon visage et que tu me regardes, que tu me transmettes cette flamme que je ne sens plus en moi par un simple regard...n'importe quoi, mais pas ce départ précipité et bête sur un "on s'en reparle quand je reviens"...
Tu es peut-être revenu, mais moi je n'en reviens toujours pas.
J'ai passé la fin de semaine à en parler avec ma best, avec un ami, avec ma mère. Ils m'ont écouté déblatérer sur notre histoire pendant les derniers mois. Ils ont toujours trouvé le moyen de t'excuser, de me faire voir un autre côté de la médaille, de m'encourager à trouver de nouvelles solutions à nos problèmes. Mais pas cette fois.
Cette fois, ils étaient littéralement bouche bée; personne n'a rien trouvé à rajouter. Silence. Un silence qui m'encourageait chaque fois à remettre sur la table toutes les raisons du monde que j'ai de te laisser. Je crois que j'espérais qu'ils trouvent à nouveau une excuse pour expliquer ce faux pas impardonnable. Mais non. À ce point-là, tout ce qu'il me restait c'est leur regard interrogateur, un genre de "tu penses vraiment que c'est la fin?". Et c'était pour moi comme une sorte de confirmation que j'avais raison.
Raison de te laisser? Voyons dont, depuis quand je suis autant cérébrale en relation amoureuse? Peut-être que je ne l'ai jamais complètement été avec toi, amoureuse...
Alors je suis là sur mon portable, à tenter de trouver les mots justes que je vais écrire dans la lettre que je te remettrai et que je te demanderai de lire devant moi, demain soir. J'ai peur de ta réaction.
J'ai peur que tu ne sois pas touché, qu'à la limite tu t'en foutes et que tu me donnes raison. Alors tu me décevrais profondément, parce que tu donnerais raison à ma théorie selon laquelle la majorité des hommes sont des lâches, parce qu'au lieu d'avoir à laisser leur blonde quand ils en ont assez de leur relation, ils agissent en trou de cul jusqu'à ce que ce soit elles qui se tannent et qui fassent le sale boulot. Tu avais refusé de me donner raison quand je t'en avais parlé, même si les amis avec qui on se trouvait m'avaient appuyé. En fait, seulement les filles. Les gars eux, s'étaient contentés de baisser le regard en fuyant une réponse...
J'ai peur aussi de la réaction contraire. Que tu te mettes à pleurer et que tu me dises que j'ai tort de faire ça, que tu me supplies de te laisser une autre chance. Alors je n'aurais pas le choix de te dire à quel point je t'en ai laissé, des chances, et que cette fois c'est trop tard, je suis au bout du rouleau.
Nos rapports m'apportent plus de douleur et de peine que le contraire. Tu es un gars sain, mais la route qu'à pris notre relation ne l'es pas. Ce n'est pas ce que je cherche. Je suis infiniment triste, parce que je t'ai présenté à ma famille et mes amis et ils t'aiment tous. Je me suis vraiment vue casée avec toi, faire une vie avec toi. Mais pas comme ça, je ne suis pas heureuse maintenant, et je sais que tu ne changeras pas. On m'a toujours dit qu'il fallait que j'accepte les gens comme ils sont. C'est ce que je fais en te laissant partir.

27 juin 2012

Souvenirs

On s'est fait une petite soirée le 21, pour célébrer notre 1ère année de fréquentation. Exactement un an avant, on était tombé dans les bras l'un de l'autre sur le trottoir en face de chez mon père, complètement soûls. Tu avais tourné mon visage vers toi, et on s'était embrassé. Ça avait été la première brique de posée sur le chantier qui constituerait notre relation, mais sans s'en douter une seconde à cet instant-là.
C'est comme ça qu'on s'est figuré la chose, un an plus tard. Qu'on aurait jamais pu dire que ce baiser volé aurait mené aux sentiments qu'on éprouve l'un pour l'autre aujourd'hui. Une fois qu'on avait ouvert la voie aux "qui l'aurait cru", on s'est ouvert aussi la mémoire pour se rappeler une foule de petits détails qui sont survenus depuis les deux ans qu'on se connaît.
La première fois où on s'est revu, en revenant de vacances à l'automne 2010.
Comment je t'avais donc trouvé CHAUD! après avoir expérimenté le sexe avec un homme à la peau noire.
Comment on avait commencé à tisser des liens lors des bières prises chaque mardis soirs.
Comment on avait hâte à ces mardis, sans s'avouer que c'était pour se voir l'un l'autre.
Comment tu avais réagi quand tu avais découvert que j'avais un cul - CE cul - .
Comment on s'était senti après ce fameux soir d'octobre où on avait voulu célébrer mon départ vers l'ouest en buvant comme des trous (tient donc...) et que, impulsivement, ne sachant trop quand je te reverrais par la suite, je t'avais sauvagement agrippé par la nuque pour t'embrasser comme une dingue. Comment on ne s'était pas quittés des yeux de la soirée, comment on avait eu de la misère à trouver un taxi pour rentrer en vitesse chez toi, comment tout ce qu'on a fait dans ton lit était intense et bon, tellement que la fréquentation que tu avais à ce moment-là t'avais soudainement semblé ennuyante.
Comment on avait gardé contact pendant que j'étais à l'autre bout du pays, au souvenir de cette soirée magique, parce que tu voulais pouvoir goûter encore aux voluptés que tu avais découvert avec moi.
Comment j'avais avoué à ma meilleure amie, juste avant de revenir au Québec, que j'aurais aimé savoir ce qui était possible entre nous. Même si mon coeur a été pris par un autre pendant quelques mois, comment tu me faisais tellement d'effet quand tu me parlais chaudement, à quelques centimètres de l'oreille.

Et finalement, comment on a maladroitement commencé à se fréquenter, à partir de cette nuit du 21 juin 2011. Tu m'as dit: "J'ai bien senti que tu avais juste envie de partir en courant". Au souvenir de ces émotions qui se bousculaient en moi à nos tout débuts, à me remémorer la bataille intérieure qui me faisait trop souvent pleurer, à regretter ma relation fraîchement terminée de façon si douloureuse et à bloquer le moindre sentiment qui aurait pu me compromettre envers toi, j'ai tourné la tête et j'ai regardé au loin. On a fait tellement de chemin depuis ce temps! J'ai rien trouvé à répondre, parce que tu avais raison. Alors tu m'as dit tout doucement: "Je suis content que tu ne l'aie pas fait". J'ai tourné mon regard vers toi, et on s'est sourit.

12 mai 2012

Incompréhensions

Plus de deux mois depuis mon dernier post. Deux mois sans chialage sur ce que je qualifie maintenant de journal intime. C'est pas tant intime, parce que n'importe qui y a accès. Mais ça n'intéresse pas tout le monde, je le conçois. Des fois, j'aimerais que tu puisses tomber sur cette page par hasard et que tu te reconnaisses, que tu réalises ce que je vis depuis le début de notre relation. Parce que même si je t'exprime très souvent ce que j'écris ici, je ne le fais jamais aussi bien que dans l'écriture. Je n'ai jamais l'impression, la conviction que quand je t'expose une insatisfaction tu la comprends aussi bien que je le souhaiterais. Surtout, que tu fasses en sorte qu'elle n'ait plus de raison d'être.
Deux mois que je n'ai pas écrit, et pourtant ce n'est pas parce que tout a été rose pendant tout ce temps-là. Pas de crise majeure, mais plein de petits accrocs du quotidien qui affectent mon estime de moi, ma confiance en toi, mon amour pour toi...
Bientôt 6 mois depuis qu'on est "officiellement" un couple, et pourtant je ne me sens pas 100% heureuse. Pour être honnête, et c'est très difficile pour moi d'avoir à m'avouer ça, mais je ne pense pas l'avoir été à aucun moment depuis le début. Je ne comprends pas...
Je ne comprends pas que malgré nos discussions, qui surviennent par mon initiative environ 95% du temps, malgré les questionnements, les échanges qu'on a souvent, je relise mes posts des derniers mois et je les trouve toujours aussi atrocement actuels.
Je ne comprends pas que je continue de me retenir, que c'est rendu naturel pour moi de réfréner mes élans d'affections parce que j'attends trop souvent que tu prennes une initiative qui ne vient jamais. Je suis tannée d'aller vers toi et de sentir que c'est trop dur pour toi de faire ton bout de chemin. Pourtant, quand tu le fais, je t'accueille avec le sourire et beaucoup de joie. Qu'est-ce qui te retiens alors?!?
Je ne comprends pas que j'aie senti plus de désir de la part d'un ex-collègue de travail avec qui je parlais de sexe sans tabous, avec qui je discutais de mes craintes et insatisfactions envers toi et qui me répétait constamment que lui non plus ne comprenais pas tes agissements, que s'il était à ta place il ferait tout ce que j'aimerais que tu fasses mais que tu ne fais pas (ou plus...que tu as déjà fait quand on en était au stade de fréquentation mais qui n'est plus arrivé depuis trop longtemps *soupir*).
Je ne comprends pas qu'autant tu m'as fait accepter, aimer et même rendue si fière de mon cul, autant je doute de ton attrait pour moi, parce que tu laisses passer les compliments au compte-gouttes. Tu ne me fais pas sentir belle et désirable, point. Je ne sais malheureusement pas comment formuler ça autrement, parce que je fais pleins d'efforts pour être jolie, sexy, bien habillée, bien coiffée, bien maquillée, avec des dessous qui matchent, avec de la lingerie affriolante, je te fait un défilé de maillot pour attiser ton désir en espérant que tu me l'enlève avec tes dents...rien n'y fait. On fait encore l'amour de façon très prévisible, une fois qu'on est couchés le soir, ou quelques fois le matin en se réveillant.
Je ne comprends pas que j'aie tant envie de sexe, tant envie de toi, tu me fais capoter c'est fou! Mais c'est pas réciproque. Tu viens d'un milieu où le sexe c'est tabou, c'est quelque chose qu'il faut faire caché. Je t'en parle et je sens ton malaise. Pourtant je fais tout pour t'accommoder, pour te laisser t'exprimer dans une mesure où tu es confortable. J'essaie de briser cette coquille, j'aimerais tant que tu puisses t'épanouir, qu'on puisse le faire ensemble dans une relation où la sexualité est quelque chose de plaisant, de beau, de réciproque, de varié...

Je ne comprends pas que malgré tout cela je ne sois pas capable de te laisser. J'y ai souvent pensé, je m'étais primé à le faire quelques fois, en me disant que c'en était assez. Que je mérite mieux, que j'ai vu tellement d'amies dans des situations amoureuses malheureuses en me disant que la vie est trop courte et que personne ne mérite de vivre ça. Je ne peux pas dire que ma situation soit vraiment malheureuse, mais elle n'est pas totalement heureuse non plus.
Alors je fais quoi? J'attends encore quelque chose qui ne viendra peut-être jamais? Les attentes...on dit que ce qui permet à l'homme de continuer c'est l'espoir. L'espoir que les choses vont changer, que le meilleur reste à venir. Mais la flamme de mon espoir vacille, chaque accroc est un souffle de plus qui risque d'éteindre le peu de passion qui reste en moi. Je t'en prie, réagis bordel!!
Ce qui me tue le plus, c'est que tu es probablement ce qui m'est arrivé de plus sain, amoureusement parlant, et que tu représentes la stabilité sur laquelle je souhaite bâtir une relation à long terme. Et pourtant, je ne suis toujours pas satisfaite...

21 février 2012

Relax!

Je relis mon post du 8 janvier et l'homme que j'y décris semble loin. Tu dis des choses mais tu agis en contraire. Tu me dis que tu aimerais passer chaque moments avec moi, mais quand on était ensemble tantôt tu as sorti ton iPod pour jouer dessus. Même que quand je t'ai texté "miss u...j'ai vmt envie de te voir tout d'un coup", tu n'as juste rien répondu à cette déclaration spontanée.
Tu dis que la St-Valentin c'est important pour toi de fêter ça en couple, mais tu ne me proposes rien jusqu'à 2 jours avant. Même, on finit par se voir par MON initiative et c'est MOI qui t'apportes une boîte de chocolats. Toi tu n'as rien pour moi, et tu n'as pas cherché à te racheter plus tard (même les fleurs du 15 février qui sont 50%, à ce stade là je les aurais appréciées!!).
Je me rends compte que je me retiens beaucoup envers toi. Je réalise, en comparant avec mes relations passées (encore! on revient toujours à ce qu'on connaît...), que j'ai presque toujours donné en fonction de ce que je recevais. J'ai toujours été avec des personnes qui m'admiraient (vraiment dit sans prétention, je le crois sincèrement, ces personnes m'aimaient pour ce que je suis) et que j'admirais en retour. Avec des personnes qui embarquaient dans mes moments de folie et qui leur permettait de voir le bon côté de la vie! J'ai pas cette connexion là avec toi on dirait. On a nos moments, c'est sûr. Mais il manque la petite étincelle. La complicité, l'abandon à l'autre et la confiance. On se méfie encore l'un de l'autre.
Pourtant j'essaie encore d'en faire plus, d'être plus colleuse, plus attirante, plus coquine, pour t'attirer vers moi, attiser ton envie de me toucher. Mais tu ne flanches pas. Parfait contrôle. Ou ça ne te fait juste aucun effet? Ça me frustre tellement!!!
Et quand je ne reçois rien en retour je me rétracte. Qui pourrait m'en vouloir? Je ne le fais pas par caprice, on donne toujours parce que ça nous fait plaisir mais je crois que s'il y a bien une chose qui doit être donnée et partagée à part égale entre deux personne c'est l'envie d'être avec l'autre et la capacité à le démontrer.
Montres-moi que je suis spéciale pour toi. Montres à tous ceux qui croisent notre chemin que tu es fier d'être avec moi. Accueilles moi avec un baiser passionné chaque fois qu'on se voit, parce que je t'ai manqué et que tu y penses depuis la dernière fois qu'on s'est laissé. Parce que même quand je te déteste pour ces lacunes que tu traînes, j'ai envie de voir ton sourire et tes yeux s'illuminer comme l'enfant que tu es et me faire prendre dans tes grands bras forts, en sentant ton souffle dans mon cou.

6 février 2012

Comme dans les films

Ça y'est, tu l'as dit!!
I love you.
Que ce soit en français ou en anglais, pour moi ça change rien, l'émotion est la même.
Sur le coup j'y croyais pas, c'est venu si soudainement, surtout que 5 minutes avant tu me disais de ne pas m'inquiéter, qu'au moment où tu serais prêt je te l'entendrais dire.
Et puis c'est sorti, comme ça tout simplement. J'ai dû tourner la tête pour te regarder dans les yeux, écarquillés évidemment, tu parles si je m'attendais à ça! Je n'y ai pas cru sur le coup. Mais depuis le début tu ne m'as fait aucune fausse promesse, tu n'as pas tenté de me séduire avec des belles paroles. Tu t'es offert à moi tel que tu es. Alors quand tu l'as répété, en me regardant dans les yeux, en le soufflant comme si du même coup tu te libérais d'une tonne de sur les épaules, j'ai dû réfréner le sourire niaiseux de jeune ado qui se dessinait sur mon visage. Pour mieux y arriver je me suis approché de toi et je t'ai embrassé comme dans les films, avec les mains sur les côtés de ta mâchoire, la tête penchée, en dévorant tes lèvres que j'adore tant.
*Feux d'artifices dans ma tête*
J'ai à mon tour été honnête avec toi, parce que je ne l'ai pas toujours été depuis le début, je l'avoue, mais je veux que ça dure entre nous. Je te lâcherai pas. À preuve, j'ai gardé ton visage entre mes mains, pour mieux accoter mon front au tien, pour que mes lèvres restent près des tiennes quand j'ai finalement répondu:
"J'ai besoin de temps pour assimiler ça...mais sois sûr que tu vas m'entendre le dire dès que je serai prête!"

30 janvier 2012

Retiens-moi

Je te fais te poser des questions? Tant mieux, parce que réfléchir permet d'avancer. Je n'aime pas le surplace. La routine. Surtout en couple.
Si je n'aime pas le surplace, c'est peut-être parce que l'état dans lequel je me trouve ne me plaît pas? C'est pourquoi j'ai lâché cette bombe entre nous. Je ne veux pas te mettre au pied du mur, mais tu m'as reproché plusieurs fois de ne pas m'être ouverte à toi quand quelque chose ne faisait pas mon affaire, et d'exploser quand la goutte faisait déborder le vase. J'ai donc fait mon bout de chemin, sans être trop directe, enfin je crois. J'ai choisi mon moment, parce que je préférais te laisser pour que tu puisses réfléchir à la question au lieu de rester plantée devant toi et que, sentant l'eau chaude monter, tu ne me sortes une réponse que pour me faire plaisir. Tu n'es pas ce genre de gars de toute façon.
Tu m'as avoué te retenir encore avec moi...qui pourrait te blâmer? Je le fais aussi. Et quand je me laisse trop aller, je culpabilise parce que toi tu as été capable de retenue. Je voudrais être aussi forte que toi. Rester solide, même quand tu me prends la main, quand tu m'embrasses ou que tu me fais rire. C'est si compliqué de se concentrer ainsi, de réfréner mes pulsions, mes élans d'affection. J'ai toujours été facilement capable de m'abandonner à l'autre, pourquoi alors ça bloque entre nous deux, et où?
Pourquoi j'ai envie de te dire "je t'aime" par moments, et par d'autres j'aurais envie qu'il n'y ai rien d'autre que mon cul entre nous, mon cul que tu aimes tant, mon cul entre nous en cuillères où j'essaie de ne pas penser à ton torse puissant contre mon dos, tes épaules autour de mes bras, ta bouche dans mon cou et ton début d'érection...Ça je peux très bien dealer avec, même que tu adores ça, la communication sexuelle va plutôt bien entre nous et tu sembles surpris à chaque fois à quel point c'est bon. Je passerais bien tous mes avant-midis à goûter ta peau de mélasse et de soleil, à glisser mes doigts sur ton dos cambré par les frissons, à mordre tes lèvres si pleines, à savourer ta bouche sur mes seins, ma langue au creux de ton oreille, tes mains dans mes cheveux, mes jambes autour de ta taille, toi en moi, toi sur moi, tes soupirs se mariant à mes gémissements, en écho sur les murs de la chambre...J'aimerais être capable de fermer les yeux et de m'en foutre, de jouir simplement pour relâcher la tension, et ne pas être triste quand tu te lèves pour t'essuyer, laissant un vide froid à côté de moi, au lieu de venir me rejoindre malgré mes airs de chatte repue et invitante.
J'ai peur de craquer bientôt.

27 janvier 2012

Alors?!

2 mois et des poussières depuis qu'on est "officiellement" en couple. Je met des " " parce qu'on est en couple sur Facebook (ouin...) mais pas l'un avec l'autre, on s'appelle "babe" mais on n'est pas encore capable de se dire "je t'aime", on s'embrasse quand on se rencontre mais après c'est seulement quand on est juste nous deux, tu me sors mais tu ne me présente pas à tes amis...
J'ai encore l'impression qu'on est des très bons amis "avec bénéfices", mais pas un couple. Il me manque quelque chose. Ça avait bien commencé l'année pourtant, tu t'étais ouvert à moi comme jamais, puis c'est resté drastiquement stable depuis. Tu as presque plus de démonstrations d'affection envers mon cul qu'envers moi.
Tu m'as dit il n'y a pas si longtemps que l'été dernier tu avais tant de choses à me dire mais que tu t'étais retenu pour ne pas m'effrayer ou me faire paniquer sous le poids de tes déclarations. Je ne te sens pas comme un homme qui a des effusions de sentiments difficilement réprimables envers moi. Mais si tu ressens encore ce que tu t'es refusé à me révéler il y a quelques mois, ça serait pas mal le temps de le sortir, là.
Je ne sais plus quoi faire. J'ai jeté beaucoup de bois dans le feu de notre passion, maintenant j'ai peur de me brûler à t'attendre alors que tu sembles soupeser chacune des bûches que tu comptes y mettre...je veux bien attendre, je peux bien t'attendre, mais si au final je sens que tu recules le moindrement je ne me laisserai pas niaiser longtemps. J'ai donné, ne me déçois pas...

8 janvier 2012

Ton sourire

Juste avant qu'on ne se revoit, après ton retour d'Ottawa, je m'étais dit: ça passe ou ça casse. Faut croire que ça a passé.
T'entendre me dire que malgré toi tu pensais constamment à moi pendant ces 10 jours, que tu as réalisé que mon absence de ta vie ne pouvait pas être positif, ça m'a fait un choc. Pas tant que je ne m'y attendais pas, mais avec ces paroles toutes simples tu t'es dévoilé à moi comme tu ne l'avais jamais fait en 6 mois.
M'entendre te dire que j'avais parfois beaucoup de misère à te sizer parce que tu es la personne que j'ai fréquenté qui était la moins communicative au plan des sentiments, ça t'as fait un choc à toi. Pas tant que j'effectue un contraste avec mes relations antérieures, mais parce que ça t'as rappelé ton père. Et que tu ne veux pas vraiment être comme lui (Yesss).
Y'a quelque chose qui semble s'être débloqué en toi. Ça prenait la distance et un peu de temps I guess...mais maintenant tu n'hésites plus à me prendre la main, à me complimenter (tu trippes toujours autant sur mon cul, mais tu me dis plus souvent que je suis so beautiful, avec tellement de sincérité que j'en viens à me trouver belle aussi!) à m'attirer vers toi. Tu ne crains plus la proximité physique, ni de me démontrer ton affection.
Et moi ça me permet de te regarder longuement, de me trouver dont chanceuse d'avoir un homme si incroyablement sexy, jusqu'à ce que tu te retournes en me demandant ce qui se passe, et que je te réponde: t'es beau!! en t'embrassant, en plein match de basket, parmi tes anciens coéquipiers et amis.
Pis je sais que t'aimes ça, parce que tu souries comme un gamin.

23 décembre 2011

What?!

Pourquoi c'est maintenant que tu es loin de moi pour un autre cinq longs jours que je ressens plus que jamais le besoin de me serrer contre toi, de t'entendre me dire encore une fois que je t'ai manqué, de t'embrasser comme si ma vie en dépendait, de voir le sourire dans tes yeux??
Pourquoi tu es parti en me laissant dans cet état, avec mes questions, mes inquiétudes, mes incertitudes, mes fantômes d'insécurité, mes larmes? Je m'étais promis de ne jamais plus pleurer pour un homme...cinq jours depuis que tu es parti et chaque soir j'ai l'impression de couler un peu plus dans ton absence de signes de vie. Tu es dans ta famille, ta ville, avec tes amis. Penses-tu à moi? Aimerais-tu que je sois avec toi?
Est-ce que tu réfléchis à nous, comme je te l'ai demandé? As-tu seulement compris tout ce que j'ai dit? Je n'ai pas l'impression de t'en demander tant...je me contente de peu, maintenant que j'ai compris que tu es le genre de gars très peu démonstratif en amour. Es-tu seulement en amour? Quand tu m'as dit être "madly in love", c'était pour faire beau ou parce que c'est vraiment ce que tu ressentais? Je sais que tu ne dis rien si tu ne le penses pas, économe de mots que tu es, alors tu ne dois pas jouer avec des affirmations-chocs pareilles! Pourtant j'ai pas l'impression de vivre avec un gars "madly in love", surtout quand ce dernier arrive à 11h30 du soir la veille de son départ pour dix jours, à Noël, chose prévue deux jours à l'avance, et qui ne s'excuse pas du retard, qui n'essaie d'établir aucun rapprochements, qui part sans un mot le lendemain matin, sans baiser, sans caresse...
Tu me manques bordel, j'ai envie de t'écrire tout ce à quoi j'ai pensé pendant les cinq derniers jours, que j'ai pensé à toi, énormément beaucoup, que j'ai réalisé que je tiens à ce qu'on a, à notre relation, plus que ce que je me suis toujours refusé d'admettre. Je ne sais pas si c'est notre chicane, la distance entre nous, le temps des Fêtes ou mes SPM, ou peut-être un peu de tout ça, mais j'ai affreusement envie et besoin de te voir. J'ai envie et besoin de te dire que je t'aime comme tu es, même avec tes défauts, parce que...ah fuck, je l'ai dit.
Voilà. Je t'aime.
Et si j'ai si peur de te l'avouer maintenant, c'est que je crains de me casser la figure...

12 décembre 2011

Lettre à Charles

Quand je disais, dans mon message précédent, que j'avais été marquée...
Amusant, tout de même, de relire ce message sur lequel je suis tombée en faisant (encore) du ménage dans mes dossiers. J'aime bien ma plume d'alors. Je suis contente de ce que j'ai pu produire, mais en même temps triste. Je ne peux pas m'empêcher de replonger dans la tourmente qui a causé cette lettre, écrite il y a presqu'exactement deux ans de cela.
Un an, un an jour pour jour, depuis lequel j’ai continué à vivre en traînant le poids de la peine qui s’est infiltrée en moi le jour où tu es parti. J’ai continué à vivre, j’ai pensé ne pas y arriver mais tu vois, je suis encore là, sans toi, mais j’ai une multitude pour combler ton absence. Sans que tu le saches, ton passage à été l’équivalent du courant d’air innocent qui a fait s’écrouler le château de cartes qu’était ma vie. Tu n’a rien su de ma douleur, tu as pu au pire la deviner mais tu n’as pas entendu mes hurlements déchirés. Ils ont été si forts mais ne se rendront jamais à tes oreilles, qui se sont détournées de moi en même temps que le reste de ton corps, le jour où on a constaté que l’amour qui grandissait entre nous était sincère mais empoisonné. Le mal de se rendre compte que les sentiments si euphorisants que j’ai éprouvé avec et grâce à toi ne se quantifie pas, ne se mesure pas, il est invisible car il n’a existé qu’à l’intérieur de moi. Pourtant, cette boule qui monte à la gorge et qui donne un goût de mort je l’ai ressenti. J’ai livré un combat douloureux contre cet appel à tout abandonner, c’aurait été si facile.

Tu ne sauras rien de ce que je suis devenue, car si j’ai dû tomber et qu’aujourd’hui je peux avancer de nouveau seule je ne le dois qu’à moi-même. J’ai rebâti autour de moi et en moi, j’ai parcouru un long chemin sinueux sans savoir où ça me mènerait mais j’ai su emprunter les bons carrefours pour arriver à la personne que je suis maintenant. Chaque fois où j’ai repensé à toi équivalait à un caillou dans mon soulier, chaque fois où j’ai pleuré ton absence représentait une chute, chaque fois où je me suis questionné sur les comment et pourquoi et où j’ai ragé de ne pas trouver de réponses ressemble à un feu rouge interminable, car même si j’ai pu continuer à avancer dans mon périple vers l’oubli de nous, j’étais ralentie et ma rémission reportée.

Je ne saurai pas non plus ce que tu es devenu; un mot à ton anniversaire, une réponse des plus brèves. Je mentirais en disant que je n’ai pas attendu un signe de toi le jour de ma fête, même dans mes rêves les plus fous. Mais rien n’est arrivé et c’est sûrement mieux ainsi, Dieu sait que j’ai pu m’accrocher stupidement au moindre espoir que j’ai eu qu’un jour tu constates ton erreur et que tu me reviennes. J’ai tellement imaginé cette scène dans ma tête qu’elle ne pouvait pas ne jamais arriver. J’aurais pris l’occasion comme une vengeance et un retour de tout le mal que tu m’avais fait. Après réflexion, je me suis dit que finalement ça n’aurait pas été aussi satisfaisant. Je ne saurai jamais ce qui aurait été le mieux, les choses se sont passées comme elles l’ont fait et on y peut plus rien. J’ai choisi de continuer en effaçant graduellement ton souvenir, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Le jour où ce vœu sera exaucé est peut-être encore bien loin mais pour le moment ce fantôme de toi me rend plus forte. J’ai dit avoir rebâti ma vie, c’est pour qu’elle soit plus solide et sans toutes les assises qu’on y avait placé avant. Je suis maître à bord et souveraine, avec toi j’ai été princesse et sans toi je me suis sentie crapaud...

6 décembre 2011

Conte de fée?

Je crois que j'ai enfin compris pourquoi je ne suis pas tombée follement amoureuse de toi, malgré que tu aies tout pour que ça arrive. Pourquoi les papillons au ventre et les vertiges n'ont pas été au rendez-vous dès les premiers instants...
Tu es trop sain, trop simple. Enfin, pas trop. Mais trop par rapport à ce que j'ai toujours connu en amour. Les aveux enflammés, les déclarations passionnées, les montagnes de compliments, les mille et une promesses, j'ai connu tout ça et plus encore. J'ai vécu l'envoûtement et les déboires, les highs vertigineux et les crashs douloureux. Le juste milieu, très peu pour moi.
C'est là que mon "expérience" me nuit, cette expérience que tu craignais car elle te fait défaut. J'ai bâti mon idée de ce qu'était une relation amoureuse, de ce qu'on doit ressentir quand on est en amour avec des gens très instables émotionnellement. Ces personnes m'ont fait vivre des sentiments incroyables, chacun à leur façon, et m'ont beaucoup apprit sur la vie, sur moi-même. Mais ils étaient très souvent dans le "trop". Trop d'amour, trop d'attachement, un trop grand déversement d'émotions qui m'étourdissaient et m'enivraient au début, ça oui, les débuts c'est toujours trop beau...
Puis ça versait dans les montagnes russes; autant la vue d'en haut était splendide, infinie, promise à un avenir au top, quand ça descendait, c'était une méchante drop. Jalousie, insécurité, mensonges, colère, chicanes, déceptions, tromperie, j'ai vécu ce qu'on ne trouvera jamais dans aucun conte de fée. Pourquoi penses-tu qu'on nous cache constamment ce qui arrive après que la princesse ait trouvé son prince (ou sa princesse tiens)? Une vie de couple ne peut jamais être parfaite, peu importe son histoire. Je le répète, chacune de mes histoires avec ces personnes m'ont fait grandir, mais m'ont aussi profondément marquée, en témoigne mes précédents textes où je te parle.
Je suis une personne assez saine pour avoir attisé l'amour de mes partenaires, qui voyaient peut-être en moi la stabilité qu'ils n'avaient pas su trouver dans leur vie. Fouilles moi pourquoi j'ai attiré des fuckés, je me suis posé la question des centaines de fois. Mais je suis trop saine pour pouvoir supporter de vivre une relation pareille, en dents de scie, littéralement, où je me suis trop souvent blessée pour l'autre en croyant que c'était normal, que tous les couples agissaient ainsi.
Je sais maintenant que non. Je sais maintenant que l'amour peut être plus subtil que ça. Qu'il peut être contenu et se laisser cueillir petit à petit, qu'il peut se trouver dans un sourire, un regard, un effleurement, une intonation même...et grâce à toi, dans toute ta retenue, j'apprend, lentement, que c'est aussi bien comme ça. :)

21 novembre 2011

À toi de moi

Salut
voilà je t'ai écrit ça tantôt, parce que j'suis meilleure avec les mots écrits que dits, parce que même quand je pleure bin ça sort pas tout croche. Ça me permet de me dévoiler sans me sentir trop vulnérable devant toi. J'ai vraiment envie que tu me récrive aussi, sous la forme que tu veux, pis prends ton temps, c'est sérieux et important pour moi. C'est pas un pacte ou de quoi de même, ahahah...je sais pas. Prend-le, c'est tout.

Voilà, ça y’est. 5 mois exactement depuis le premier baiser (bon, pas vraiment le premier, mais…on se comprend), j’ai eu envie de faire cet engagement avec toi. De me commettre, de mettre cartes sur table et de jouer le tout pour le tout. Pas longtemps après que tu sois parti tantôt, j’ai changé mon statut FB. C’est niaiseux, je sais, mais ça prend une grosse signification pour moi. Même si pas mal de gens dans mon entourage étaient au courant de ce qui se passait entre toi et moi. Ça change rien dans la vie de tous les jours. On va se voir encore de la même façon, on va faire le même genre d’activités, tu vas continuer de venir souper chez mes parents. Mais si t’es bien attentif, tu remarqueras quelques changements. C’est le fun être en couple avec moi, j’pense. Des fois. Je suis très attentive, je vais tout faire pour que tu sois heureux, pour voir ton beau sourire illuminer ton visage. J’ai pas grand-chose à offrir, pour le moment, sauf moi-même. Ma petite personne, qui a la chienne comme ça se peut pas.

Je me suis fait accroire longtemps (5 mois!) que j’avais pas de sentiments pour toi, sauf de la profonde amitié (et beaucoup, beaucoup d’attirance…mais ça c’est une surprise pour personne). J’ai encore une grande réticence à ouvrir mon cœur, j’ai peur de ce que je peux y découvrir. J’avais aussi réussi à me convaincre que ce que j’éprouvais pour toi était réciproque, qu’il n’y avait rien de plus de ton côté. Si bien, que je voyais pas le bout de notre relation, que l’horizon se profilait devant nous et que tout irait bien, que ça serait comme ça…jusque quand? Tu l’as dit, je me suis rendue compte moi aussi à un moment qu’on pouvait pu rester comme ça. Quelque chose s’est ouvert entre nous, mais aucun ne voulait faire le premier pas vers l’autre. Par peur… on a bien mit des mots sur nos peurs cet après-midi. Mais de la nommer ça la fait pas disparaître, en tout cas pas dans mon cas. J’ai écrit que c’est le fun être en couple avec moi, des fois. Je te le dis tout de suite : je vais être craintive, émotive, pleine de doutes, autant sur moi que sur toi, sur tout et rien, pis pour rien. Je vais être boudeuse quand ça fait pas mon affaire, colérique quand tu vas te moquer de moi, impatiente quand je vais attendre après toi. Ça sera pas facile, mais comme tu l’as si bien dit, les choses qui valent la peine sont rarement faciles.
Alors si, malgré tout ça, t’es encore prêt à faire un bout de chemin avec moi, si tu as encore envie de te réveiller à mes côtés, si tu aimes le soleil, si ça te dit de prendre soin de moi pis de mon p’tit coeur, si tu veux qu’on bâtisse quelque chose ensemble… bin j’vais t’attendre dans ce quelque chose entre nous, pis je vais continuer à sourire en pensant à la chance que j’ai de t’avoir dans ma vie.