I, had, the time of my life
No I never felt like this before
Yes I swear, it's the true
And I owe it all to you
Cause I, had, the time of my life
And I owe it all to you
I thought of you tonight, while I heard this song. Again.
*sigh*
31 juillet 2011
28 juillet 2011
Libération
J'étais sensé travailler jusqu'à ce vendredi. À la place, mon boss m'a texté samedi, pour me demander de l'appeler, ce que j'ai fait."Ouais Martine c'était pour te dire qu'on aurait pas besoin de toi cette semaine finalement, le volume d'appels a déjà diminué beaucoup alors on va s'arranger autrement, bla bla bla..."Dans ma tête, ça a fait: mais, mais, je comptais sur la paye de cette semaine dans mon budget moi! Et puis finalement ça a fait: bande de crétins, c'est pas sensé finir comme ça. Déjà qu'il n'y aurait eu personne au bureau à la fin de la semaine (pour cause de "planification automnale"...alors que je sais pertinemment qu'ils vont tous s'enfermer dans un chalet pendant deux jours pour boire et se féliciter d'être dont géniaux, tellement exceptionnels et dans la gang des winners!!) ça m'aurait déjà plus arrangé de finir mon contrat à cet endroit ainsi, plutôt que de me faire remercier de façon plutôt vache par le pantin du président...Je ne m'attendais même pas à un beau petit déjeuner d'au revoir, comme ça semble être la coutume. De toute façon, je n'entrais tellement pas dans le moule, la façon de penser de cette compagnie, que c'est un soulagement d'en sortir finalement.
Oh! ça n'a pas toujours été comme ça. Au début j'A-DO-RAIS travailler à cet endroit! L'objectif primaire est si noble: aider des étudiants à se bâtir une petite entreprise, à apprendre à gérer des clients, un budget, des travailleurs, un horaire de production, etc... je trouvais le projet super! J'ai côtoyé des jeunes plein de charisme et d'ambition, des futur(e)s hommes et femmes d'affaires encore vierges à la dureté du monde du travail. Ce côté-là de ma job m'enchantait, parce que j'étais là pour les aider, j'ai appris à en connaître plusieurs qui venaient souvent au bureau, je les ai vu évoluer, certains sont venus se confier à moi, j'avais même ma bière hebdomadaire avec quelques-uns.
Mais il y a souvent un côté plus sombre à la médaille, et je n'ai pas tardé à le découvrir. Business is business comme on dit. Je n'étais pas familière avec ce milieu, et je n'avais pas l'intention de l'être fort heureusement, mon domaine se situant loin du brassage d'affaires et de l'obsession des chiffres (surtout ceux du compte de banque!). Mon premier entraîneur de volleyball nous disait souvent: une chaîne n'est jamais plus forte que le plus faible de ses maillons. Ça signifie que si tout le monde travaille en commun pour la réussite, tout le monde va en bénéficier, autant les forts que les plus faibles. Tout le monde à a apporter à chacun, suffit de prendre le temps de considérer les possibilités! Mais pas dans cette boîte apparemment. Les réunions hebdomadaires entre coachs (les mentors des franchisés, ceux qui les aident dans leurs objectifs, ceux qui ont du vécu et qui le communiquent aux rookies) et la direction, je n'y ai jamais assisté mais j'entendais souvent ce qui s'y disait. Ça parlait de chiffres la grosse majorité du temps. Battre des records de ventes à l'aide des chiffres, augmenter sans cesse les estimations donc le nombre de contrats signés, augmenter la productivité donc l'entrée d'argent...comment aider ceux qui signent déjà beaucoup? À coup de marketing, d'encouragements, de récompenses, de défis. Et il y a ceux qui rushent, qui ont de la misère à joindre les deux bouts parce qu'ils concilient très mal les études (ne l'oubliont pas, ils continuent d'étudier à temps plein pour la majorité) et ce travail qu'on leur avait promis, lors des formations, qu'ils n'auraient pas plus de 15 heures par semaine à y consacrer (erreur! ça c'est seulement pour les estimations...ensuite vient la comptabilité, la gestion d'agenda, les rappels de clients, l'appel de coaching et autres engagements pris par rapport à la compagnie lors de la signature de la convention de franchise). Qu'est-ce qui est fait pour ceux-là? On les talonne jusque dans leurs réseaux sociaux pour qu'ils poussent les estimés, on les fait sentir mal de n'avoir pas rappelé leurs clients, la plupart du temps on se contente de transférer les contrats à des franchisés plus performants (donc moins d'argent pour le looser, qui va devoir quand même payer le même montant de redevances (qui sont, à mon avis, très mal dispatchés! Mais bon ça c'est mon avis)). Je trouve dommage de faire miroiter une si belle opportunité à ces jeunes pour les laisser un peu en plan à partir du moment où c'est apparent qu'ils n'atteindront pas leur objectif parce qu'ils ont pris trop de retard...j'ai dû en manquer des bouts, je suis loin d'être au courant de tout ce qui se passe. Moi j'étais juste la réceptionniste/secrétaire/commis de bureau/adjointe à la directrice/préposée à l'imprimante/téléphoniste... Un agent de liaison en fait, je ne réglais pas grand problème, je transférais et j'aimais mon job. Peut-être que je suis dans le tort d'affirmer tout ça, mais c'est l'impression que ça m'a laissé.
Je travaillais avec une gang de matérialistes superficiels et égocentriques, qui carburaient à la réussite personnelle peu importe si c'était au détriment d'un autre, prêts à jouer du coude à la moindre occasion pour la reconnaissance du grand patron, le président fondateur, un obsédé des chiffres qui finissent en $ sans charisme ni gratitude pour ce qui se trouve de bon dans la nature humaine. Un requin, comme on appelle dans le milieu je crois.
J'ai beaucoup aimé le contrat que j'ai fait à cet endroit, j'ai pu y gagner de l'expérience en ce domaine et même si c'est quelque chose dans lequel je ne ferai pas ma vie, ça fait une belle ligne sur un C.V. parce qu'on s'entend qu'en terme d'emploi étudiant c'est ce qui se fait de plus stimulant. Je suis quelqu'un qui travaille avec le public. Et je ne pensais jamais dire que moi, un jour, j'ai un bureau! Ça fait partie du monde adulte (je me surprend à aimer ça!). Je me sens plus responsable. J'ai gagné en assurance. J'ai appris par une ex-collègue que ma directrice avait été appelé par une compagnie pour laquelle j'avais postulé. Je ne lui en veux aucunement d'avoir mentionné que la ponctualité est mon principal problème. C'est ce qui ressort tout le temps, je travaille fort là dessus mais j'ai encore du chemin à faire...personne n'est parfait! Mais j'ai aussi appris qu'elle avait raconté à quel point je m'étais très rapidement adaptée et intégrée à l'environnement du bureau, que j'aimais mon job et que j'étais la secrétaire qui, depuis les 5-6 qu'elle a connu, avait le plus de passion pour ce qu'elle faisait et qu'elle n'en avait jamais vu apprendre aussi vite les noms de chaque franchisés, de quelle compagnie et quel territoires ils couvraient! Ça m'a flatté, au moins elle me reconnaissait des qualités.
Bref, je ressors un peu amère de tout ça, j'aurais aimé que ça se finisse d'une autre façon. Mais je repars avec mon bagage d'expérience un peu plus rempli sous le bras, prête à relever de nouveaux défis! Ma vie m'appartient, je sais que je peux défoncer tout ce qui se dresse devant moi. Les obstacles ne me font pas peur. S'il n'y en avait pas, je serais méfiante! Et paresseuse. Mais incapable de rester en place, je fonce, je cherche, je vais trouver ce qui sied à ce que JE veux, je reste confiante :)
Oh! ça n'a pas toujours été comme ça. Au début j'A-DO-RAIS travailler à cet endroit! L'objectif primaire est si noble: aider des étudiants à se bâtir une petite entreprise, à apprendre à gérer des clients, un budget, des travailleurs, un horaire de production, etc... je trouvais le projet super! J'ai côtoyé des jeunes plein de charisme et d'ambition, des futur(e)s hommes et femmes d'affaires encore vierges à la dureté du monde du travail. Ce côté-là de ma job m'enchantait, parce que j'étais là pour les aider, j'ai appris à en connaître plusieurs qui venaient souvent au bureau, je les ai vu évoluer, certains sont venus se confier à moi, j'avais même ma bière hebdomadaire avec quelques-uns.
Mais il y a souvent un côté plus sombre à la médaille, et je n'ai pas tardé à le découvrir. Business is business comme on dit. Je n'étais pas familière avec ce milieu, et je n'avais pas l'intention de l'être fort heureusement, mon domaine se situant loin du brassage d'affaires et de l'obsession des chiffres (surtout ceux du compte de banque!). Mon premier entraîneur de volleyball nous disait souvent: une chaîne n'est jamais plus forte que le plus faible de ses maillons. Ça signifie que si tout le monde travaille en commun pour la réussite, tout le monde va en bénéficier, autant les forts que les plus faibles. Tout le monde à a apporter à chacun, suffit de prendre le temps de considérer les possibilités! Mais pas dans cette boîte apparemment. Les réunions hebdomadaires entre coachs (les mentors des franchisés, ceux qui les aident dans leurs objectifs, ceux qui ont du vécu et qui le communiquent aux rookies) et la direction, je n'y ai jamais assisté mais j'entendais souvent ce qui s'y disait. Ça parlait de chiffres la grosse majorité du temps. Battre des records de ventes à l'aide des chiffres, augmenter sans cesse les estimations donc le nombre de contrats signés, augmenter la productivité donc l'entrée d'argent...comment aider ceux qui signent déjà beaucoup? À coup de marketing, d'encouragements, de récompenses, de défis. Et il y a ceux qui rushent, qui ont de la misère à joindre les deux bouts parce qu'ils concilient très mal les études (ne l'oubliont pas, ils continuent d'étudier à temps plein pour la majorité) et ce travail qu'on leur avait promis, lors des formations, qu'ils n'auraient pas plus de 15 heures par semaine à y consacrer (erreur! ça c'est seulement pour les estimations...ensuite vient la comptabilité, la gestion d'agenda, les rappels de clients, l'appel de coaching et autres engagements pris par rapport à la compagnie lors de la signature de la convention de franchise). Qu'est-ce qui est fait pour ceux-là? On les talonne jusque dans leurs réseaux sociaux pour qu'ils poussent les estimés, on les fait sentir mal de n'avoir pas rappelé leurs clients, la plupart du temps on se contente de transférer les contrats à des franchisés plus performants (donc moins d'argent pour le looser, qui va devoir quand même payer le même montant de redevances (qui sont, à mon avis, très mal dispatchés! Mais bon ça c'est mon avis)). Je trouve dommage de faire miroiter une si belle opportunité à ces jeunes pour les laisser un peu en plan à partir du moment où c'est apparent qu'ils n'atteindront pas leur objectif parce qu'ils ont pris trop de retard...j'ai dû en manquer des bouts, je suis loin d'être au courant de tout ce qui se passe. Moi j'étais juste la réceptionniste/secrétaire/commis de bureau/adjointe à la directrice/préposée à l'imprimante/téléphoniste... Un agent de liaison en fait, je ne réglais pas grand problème, je transférais et j'aimais mon job. Peut-être que je suis dans le tort d'affirmer tout ça, mais c'est l'impression que ça m'a laissé.
Je travaillais avec une gang de matérialistes superficiels et égocentriques, qui carburaient à la réussite personnelle peu importe si c'était au détriment d'un autre, prêts à jouer du coude à la moindre occasion pour la reconnaissance du grand patron, le président fondateur, un obsédé des chiffres qui finissent en $ sans charisme ni gratitude pour ce qui se trouve de bon dans la nature humaine. Un requin, comme on appelle dans le milieu je crois.
J'ai beaucoup aimé le contrat que j'ai fait à cet endroit, j'ai pu y gagner de l'expérience en ce domaine et même si c'est quelque chose dans lequel je ne ferai pas ma vie, ça fait une belle ligne sur un C.V. parce qu'on s'entend qu'en terme d'emploi étudiant c'est ce qui se fait de plus stimulant. Je suis quelqu'un qui travaille avec le public. Et je ne pensais jamais dire que moi, un jour, j'ai un bureau! Ça fait partie du monde adulte (je me surprend à aimer ça!). Je me sens plus responsable. J'ai gagné en assurance. J'ai appris par une ex-collègue que ma directrice avait été appelé par une compagnie pour laquelle j'avais postulé. Je ne lui en veux aucunement d'avoir mentionné que la ponctualité est mon principal problème. C'est ce qui ressort tout le temps, je travaille fort là dessus mais j'ai encore du chemin à faire...personne n'est parfait! Mais j'ai aussi appris qu'elle avait raconté à quel point je m'étais très rapidement adaptée et intégrée à l'environnement du bureau, que j'aimais mon job et que j'étais la secrétaire qui, depuis les 5-6 qu'elle a connu, avait le plus de passion pour ce qu'elle faisait et qu'elle n'en avait jamais vu apprendre aussi vite les noms de chaque franchisés, de quelle compagnie et quel territoires ils couvraient! Ça m'a flatté, au moins elle me reconnaissait des qualités.
Bref, je ressors un peu amère de tout ça, j'aurais aimé que ça se finisse d'une autre façon. Mais je repars avec mon bagage d'expérience un peu plus rempli sous le bras, prête à relever de nouveaux défis! Ma vie m'appartient, je sais que je peux défoncer tout ce qui se dresse devant moi. Les obstacles ne me font pas peur. S'il n'y en avait pas, je serais méfiante! Et paresseuse. Mais incapable de rester en place, je fonce, je cherche, je vais trouver ce qui sied à ce que JE veux, je reste confiante :)
24 juillet 2011
Texto
C'est drôle comme des fois deux esprits semblent "connecter" malgré 3500 km de distance...ça peut avoir l'air bin le fun aux premiers abords, mais dans le cas présent, je dirais que c'est le contraire.
Je pense à lui souvent depuis deux semaines. Je croyais avoir été en mesure de le reléguer aux oubliettes, d'enterrer son souvenir, d'effacer son fantôme et, surtout, de m'être affranchie des sentiments que j'avais pour lui, d'avoir cessé de vivre dans les "et si ça s'était passé d'une autre façon...". Ça a marché un gros deux semaines. Avant que l'autre ne vienne chambouler l'assurance que je m'étais construite autour de mon nouveau célibat assumé.
Je pense à lui et je me demande s'il pense à moi, si je lui manque, s'il regrette d'avoir été aussi cave, d'avoir agit comme il l'a fait et d'avoir détruit ce qu'on avait ensemble, s'il a toujours l'intention de venir s'installer à Montréal... Je pense à lui et je m'en veux de le faire. Je m'en veux de ne pas être capable de passer à autre chose. J'arrête pas de me dire: laisses-toi du temps, ça fait que deux mois... j'ai beau essayer de l'haïr pour mieux passer à autre chose, ma mémoire joue contre moi et me ramène constamment au temps où j'étais à lui. Où j'avais presque réussi à lui faire confiance, où j'étais prête à m'abandonner dans cette relation qui s'annonçait extraordinairement prometteuse mais qui est morte dans l'oeuf, elle n'a pu éclore comme elle aurait dû parce que la distance est un élément tueur de passion pour un amour dont les bases sont aussi fragiles.
Je crois qu'il est trop difficile de passer à autre chose, comme je le souhaite tellement, si on garde une rancoeur aussi profonde envers quelqu'un. Je ne lui pardonne pas de n'avoir pas su accepter ma façon d'être et de vivre ma vie ici, de n'avoir pas été celle qu'il voulait que je sois, toujours disponible pour lui à répondre au moindre de ses appels ou textos peu importe la situation ou les gens avec qui j'étais. Ma capacité à donner de la place dans ma vie à quelqu'un qui n'est pas là semble avoir ses limites après tout...
Je ne lui pardonne pas les faux pas irrémédiables qui ont été commis dans la dernière ligne de notre aventure. Faux pas dans la réaction face à une situation qui n'aurait pas dû dégénérer ainsi, faux pas dans la gestion de la crise qui s'ensuivit, faux pas dans cette rupture maladroite et immature qui ne rendra jamais justice à la force des sentiments que j'ai pu éprouver pour lui...
Je ne lui pardonne pas toutes ses fausses promesses, ses belles paroles. S'accrocher à des mots est vraiment la pire erreur qu'on puisse faire. Parler est si facile, alors qu'agir requiert d'autant plus d'efforts que la portée de chaque geste est exponentiellement significative des réelles intentions de la personne qui les commet. Et moi j'ai été assez conne pour gober tout ce qu'il me disait, à force de se faire dire des belles choses on y prend goût et notre cerveau baisse la garde, ça devient comme une drogue qui endort nos craintes pour quelques heures et on en veut toujours plus, mais quand ça fait trop longtemps qu'on en a pas on recommence à devenir nerveux, méfiant, irrationellement insécure. Je lui en veux de m'avoir emplie de poèmes, de mots doux, de déclarations enflammées, pour me les enlever brutalement par la suite et me laisser comme une loque en désintox de sa voix sucrée...
C'est peut-être pour essayer de retrouver un peu de soleil que je peux pas m'empêcher d'aller jeter un oeil à sa photo de profil une fois de temps en temps (chaque deux jours...). Les rayons émanants de son visage m'appaisent quelques instants, un sourire se pointe au coin de mes lèvres alors que se dessinent à l'écran de mon cerveau des éclairs de moments heureux qu'il m'a fait vivre. Puis, comme le papillon qui s'approche trop près de la flamme, hypnotisé, fasciné, je me brûle à ces souvenirs perdus, mon sourire fond et laisse place aux larmes, je redeviens larve et je me déteste d'avoir encore cédé à la tentation.
C'est en plein pendant que je réflexionne à ce sujet au travail, après une énième rechute, que mon cell vibre. Un message. De lui. Presque exactement un mois après son premier. Presque exactement deux mois après la rupture.
"Allo. How you've been doing?"
Quand je vous disais "connexion entre deux esprits"??
Je pense à lui souvent depuis deux semaines. Je croyais avoir été en mesure de le reléguer aux oubliettes, d'enterrer son souvenir, d'effacer son fantôme et, surtout, de m'être affranchie des sentiments que j'avais pour lui, d'avoir cessé de vivre dans les "et si ça s'était passé d'une autre façon...". Ça a marché un gros deux semaines. Avant que l'autre ne vienne chambouler l'assurance que je m'étais construite autour de mon nouveau célibat assumé.
Je pense à lui et je me demande s'il pense à moi, si je lui manque, s'il regrette d'avoir été aussi cave, d'avoir agit comme il l'a fait et d'avoir détruit ce qu'on avait ensemble, s'il a toujours l'intention de venir s'installer à Montréal... Je pense à lui et je m'en veux de le faire. Je m'en veux de ne pas être capable de passer à autre chose. J'arrête pas de me dire: laisses-toi du temps, ça fait que deux mois... j'ai beau essayer de l'haïr pour mieux passer à autre chose, ma mémoire joue contre moi et me ramène constamment au temps où j'étais à lui. Où j'avais presque réussi à lui faire confiance, où j'étais prête à m'abandonner dans cette relation qui s'annonçait extraordinairement prometteuse mais qui est morte dans l'oeuf, elle n'a pu éclore comme elle aurait dû parce que la distance est un élément tueur de passion pour un amour dont les bases sont aussi fragiles.
Je crois qu'il est trop difficile de passer à autre chose, comme je le souhaite tellement, si on garde une rancoeur aussi profonde envers quelqu'un. Je ne lui pardonne pas de n'avoir pas su accepter ma façon d'être et de vivre ma vie ici, de n'avoir pas été celle qu'il voulait que je sois, toujours disponible pour lui à répondre au moindre de ses appels ou textos peu importe la situation ou les gens avec qui j'étais. Ma capacité à donner de la place dans ma vie à quelqu'un qui n'est pas là semble avoir ses limites après tout...
Je ne lui pardonne pas les faux pas irrémédiables qui ont été commis dans la dernière ligne de notre aventure. Faux pas dans la réaction face à une situation qui n'aurait pas dû dégénérer ainsi, faux pas dans la gestion de la crise qui s'ensuivit, faux pas dans cette rupture maladroite et immature qui ne rendra jamais justice à la force des sentiments que j'ai pu éprouver pour lui...
Je ne lui pardonne pas toutes ses fausses promesses, ses belles paroles. S'accrocher à des mots est vraiment la pire erreur qu'on puisse faire. Parler est si facile, alors qu'agir requiert d'autant plus d'efforts que la portée de chaque geste est exponentiellement significative des réelles intentions de la personne qui les commet. Et moi j'ai été assez conne pour gober tout ce qu'il me disait, à force de se faire dire des belles choses on y prend goût et notre cerveau baisse la garde, ça devient comme une drogue qui endort nos craintes pour quelques heures et on en veut toujours plus, mais quand ça fait trop longtemps qu'on en a pas on recommence à devenir nerveux, méfiant, irrationellement insécure. Je lui en veux de m'avoir emplie de poèmes, de mots doux, de déclarations enflammées, pour me les enlever brutalement par la suite et me laisser comme une loque en désintox de sa voix sucrée...
C'est peut-être pour essayer de retrouver un peu de soleil que je peux pas m'empêcher d'aller jeter un oeil à sa photo de profil une fois de temps en temps (chaque deux jours...). Les rayons émanants de son visage m'appaisent quelques instants, un sourire se pointe au coin de mes lèvres alors que se dessinent à l'écran de mon cerveau des éclairs de moments heureux qu'il m'a fait vivre. Puis, comme le papillon qui s'approche trop près de la flamme, hypnotisé, fasciné, je me brûle à ces souvenirs perdus, mon sourire fond et laisse place aux larmes, je redeviens larve et je me déteste d'avoir encore cédé à la tentation.
C'est en plein pendant que je réflexionne à ce sujet au travail, après une énième rechute, que mon cell vibre. Un message. De lui. Presque exactement un mois après son premier. Presque exactement deux mois après la rupture.
"Allo. How you've been doing?"
Quand je vous disais "connexion entre deux esprits"??
6 juillet 2011
Tu m'aimes?
T'as d'abord commencé par arrêter de commenter le cul de toutes les belles filles qui passaient quand on était ensemble.
Puis on s'est mit à s'embrasser chaque fois qu'on sortait et qu'on était complètement soûls. Innocents jeux de séduction.
Tranquillement, tu t'es mis à me texter juste un peu plus souvent pour échanger des banalités, avoir une présence dans mon quotidien...
Dans un bar miteux le soir de la St-Jean, un peu éméché tu t'es confié à ma meilleure amie alors que j'attendais aux toilettes. "C'était évident!" qu'elle m'a dit, mais j'ai refusé de le voir et je t'ai quand même frenché à pleine langue avant de sortir de ta voiture.
Un soir où on allait manger une crème glacée tu m'as accueilli avec un baiser sur la bouche. On était sobre tous les deux.
Tu m'emmènes manger au resto souvent. On échange peu de mots mais tu payes presque toujours la facture, sauf quand je proteste trop fort.
La semaine passée on a fumé un joint dans ma chambre chez mon papa, pour ma dernière nuit dedans. T'as passé la nuit dans mon lit et on a même pas baisé.
Tu me rends des services même quand j'ai rien demandé. Tu m'amènes à toi pour qu'on se colle en regardant la télé. C'est toujours toi qui initie les rapprochements, mais je ne sais plus te résister.
Que tu aies des sentiments pour moi sort de mon entendement. Pourquoi maintenant? Depuis le temps qu'on se connait...après toutes ces filles avec qui tu as couché, après tous ces culs que tu as matté même en ma présence, je ne fais pas le poids, je me refuse à penser que tu puisses éprouver autre chose qu'un profond désir physique pour moi, parce que jusqu'à tout récemment je te provoquais en ne réagissant pas à tes "subtiles" avances.
Tu m'aimes? pas moi...mais je te veux, ça oui, comme une folle.
Puis on s'est mit à s'embrasser chaque fois qu'on sortait et qu'on était complètement soûls. Innocents jeux de séduction.
Tranquillement, tu t'es mis à me texter juste un peu plus souvent pour échanger des banalités, avoir une présence dans mon quotidien...
Dans un bar miteux le soir de la St-Jean, un peu éméché tu t'es confié à ma meilleure amie alors que j'attendais aux toilettes. "C'était évident!" qu'elle m'a dit, mais j'ai refusé de le voir et je t'ai quand même frenché à pleine langue avant de sortir de ta voiture.
Un soir où on allait manger une crème glacée tu m'as accueilli avec un baiser sur la bouche. On était sobre tous les deux.
Tu m'emmènes manger au resto souvent. On échange peu de mots mais tu payes presque toujours la facture, sauf quand je proteste trop fort.
La semaine passée on a fumé un joint dans ma chambre chez mon papa, pour ma dernière nuit dedans. T'as passé la nuit dans mon lit et on a même pas baisé.
Tu me rends des services même quand j'ai rien demandé. Tu m'amènes à toi pour qu'on se colle en regardant la télé. C'est toujours toi qui initie les rapprochements, mais je ne sais plus te résister.
Que tu aies des sentiments pour moi sort de mon entendement. Pourquoi maintenant? Depuis le temps qu'on se connait...après toutes ces filles avec qui tu as couché, après tous ces culs que tu as matté même en ma présence, je ne fais pas le poids, je me refuse à penser que tu puisses éprouver autre chose qu'un profond désir physique pour moi, parce que jusqu'à tout récemment je te provoquais en ne réagissant pas à tes "subtiles" avances.
Tu m'aimes? pas moi...mais je te veux, ça oui, comme une folle.
Inscription à :
Commentaires (Atom)