28 septembre 2011

Someone like you

J'aime Adele. Profondément. Cette artiste sait chanter les mots, souffler les paroles, livrer les sentiments, cerner l'amour et le sortir d'elle pour l'incarner magnifiquement.
Ses chansons sont autant de réconforts dans la musique que d'imparfait dans ma vie sentimentale.
Exemple.
"Never mind, I'll find someone like you"
Yeah someone that will love me that much but not that bad way you were doing...
"I wish nothing but the best for you, too"
Still, you're a cool guy and for real, I wish you'll find happiness in any side of your life.
"Don't forget me, I beg"
Cause I won't.
"Sometimes it lasts in love,
But sometimes it hurts instead
"
This time it hurted. Bad. It didn't last. It wasn't meant to be.
<3

26 septembre 2011

Travaux d'école

Je faisais le ménage de mon ordinateur. J'y ai entassé depuis 2 ans des photos, des articles, des textes, des chansons, des paroles, des souvenirs, bref une partie de moi, depuis que j'ai ce portable et même d'avant (merci aux clés USB!). Il s'avère que pendant ce ménage je suis tombé sur deux textes que j'ai rédigé à l'hiver 2008, pour un travail au cégep de Maisonneuve, alors que j'avais 20 ans.
On étudiait le mythe d'Antigone. En bref, c'est une histoire écrite par Sophocle, tragédien grec du Ve siècle av. J.-C., qui met en scène Antigone, la fille du déchu roi, Oedipe (oui, celui qui a un complexe) (je blague). Ses deux frères viennent de mourir sur le champ de bataille mais l'un d'eux se voit refuser la sépulture pour trahison envers la patrie. Elle fait fi des lois des hommes et décide de braver l'interdiction en allant enterrer son frère seule, pour qu'il puisse reposer en paix. Le nouveau roi, son oncle, apprenant qu'elle est allé contre sa volonté, décide de la punir publiquement pour sauver sa dignité et son pouvoir. Antigone meurt donc à la fin aux main du roi (oops désolée de voler le punch!) et devient un symbole du pouvoir au peuple, du courage et de la rébellion.
J'ai beaucoup aimé étudier cette figure féminine forte (quoi qu'un peu fêlée). On avait comme travail de session de placer ce mythe grec dans un contexte contemporain et d'imaginer une nouvelle version de l'héroïne. J'avais écrit un premier texte, où Antigone se trouvait en conversation avec une autre martyre et débattait des changements de mentalités qui avaient eu lieu depuis l'apparition de leur propre légende, soit la liberté des femmes, la liberté d'expression, l'esclavage humain, la politique et le pouvoir, la religion, le partage des richesses. Je suis assez fière de ce texte, non seulement parce que je le trouve plutôt bien écrit *fleur à moi-même* mais aussi parce que ça me montre que certaines valeurs sociales auxquelles je tiens remontent à plusieurs années et que ça fait partie de qui je suis aujourd'hui. C'est mon petit bout d'histoire pour un monde meilleur :)


Et comme j'ai eu une mauvaise note avec ce travail parce que j'ai mal compris les consignes, comme ça m'est arrivé souvent, j'ai dû en écrire un nouveau en une semaine qui mettait réellement Antigone dans un contexte social contemporain. *sigh* J'ai donc écrit une deuxième version où elle est toujours une victime du pouvoir, mais un pouvoir institutionnalisé du XXIe siècle qui lui aussi fait la sourde oreille face au raisonnement du peuple.
Je sais je vous gâte. En tout cas, j'espère que vous aurez autant de plaisir à les lire que j'en ai eu à les redécouvrir, 4 ans plus tard.

Antigone prend le thé avec une nouvelle amie

**/août/20**
Sur un nuage non loin de là…
- Bonjour!
- Bonjour.
- Nous nous connaissons?
- Je ne pense pas. Mais comme nous avons l’Éternité devant nous, pourquoi ne pas nous présenter?
- L’Éternité en effet, comme cela est long! On me connaît sous le nom d’Antigone.
- Drôle de nom, de quel pays étiez-vous?
A- J’ai vécu dans la ville de Thèbes, en Grèce. Elle n’existe plus sous ce nom, hélas, beaucoup de choses changent en plus de 25 siècles!
- 25 siècles! En effet, les choses ont dû changer. Cela fait de vous mon aînée, je ne suis au ciel que depuis 5 siècles et des poussières.
A- Vous vous plaisez ici, madame…
- Jeanne d’Arc. J’ai vécu ma vie en France.
A- Enchantée!
J.A- Moi de même.
A- Sur Terre, quand on rencontre quelqu’un pour la première fois, on lui demande ce qu’il fait dans la vie. Je vous demande donc ce que vous faisiez de votre vivant.
J.A- Je suis connue pour avoir combattu avec l’armée française contre les anglais qui tentaient d’occuper notre territoire. J’ai aussi aidé le roi Charles à se rendre à Reims pour qu’il se fasse couronner.
A- Que de réalisations grandioses pour une personne de votre âge! Vous n’avez pas l’air très vieille, vous êtes morte au combat?
 J.A- Je crois que j’avais 19 ans au moment de mon exécution. J’ai été condamnée par le clergé pour hérésie.
A- Qu’est ce que cela veut dire?
J.A- On m’a accusé de défier l’autorité en m’habillant comme un homme et en proclamant que j’étais envoyée par Dieu.
A- Ah! Défier l’autorité, je connais ça. J’ai aussi été condamnée pour révolte.
J.A – Intéressant! Racontez-moi votre histoire.
A- Je n’ai pas respecté la loi qui stipulait que le corps de mon frère ne devait recevoir aucun rite funéraire, sous peine de mort.
J.A- J’ai été jugée selon les lois de l’Église et pourtant j’ai voué ma vie à Dieu.
A- J’ai été condamnée par le roi Créon, mon propre oncle, alors que tout ce que je voulais c’était de régler une injustice qui avait été commise envers un membre de ma famille.
J.A- On a tenté de me sauver en me faisant expier mes fautes et en me retirant mes habits d’hommes.
A- Le roi aurait voulu que je nie les faits pour qu’il puisse me rendre la vie sauve, puisque j’étais fiancée à son fils.
J.A- J’ai d’abord accepté, par peur, mais je me suis ravisée bien vite; ma mission sur Terre n’était pas finie et j’étais prête à écouter la parole de Dieu jusqu’au bout.
A- J’ai avoué mon méfait en toute connaissance de cause, la tête haute, car selon moi les lois des Dieux sur la mort prévalent sur les lois écrites par les hommes.
J.A- L’Église a jugé que j’étais possédée du démon au moment d’entendre les voix qui m’ont dicté mon destin.
A- Le roi m’a traité de folle de vouloir mourir pour un prétexte qui lui paraissait aussi peu important.
J.A- J’étais complètement seule au moment de me faire juger par le clergé, ils m’ont même menacés de torture si je n’expiais pas mes fautes.
A- J’ai tenté de convaincre ma sœur de m’accompagner dans ma tâche mais elle a refusé. C’est donc seule que j’ai été livrée au roi par ses gardes qui m’avaient vu faire.
J.A- J’ai essayé longuement de démontrer ma foi et mon dévouement à Dieu aux ecclésiastiques, que ma mission n’entravait en rien leur travail. Ils n’ont rien voulu entendre et sont restés fixés sur la menace que je représentais pour eux.
A- Mon fiancé Hémon a tenté de convaincre son père de m’épargner. Le prophète Tirésias l’a mis en garde des conséquences désastreuses que pourraient avoir ma condamnation. Même son conseiller a essayé d’ouvrir les yeux du roi, comme quoi sa rage était irraisonnée. Rien à faire, il n’est pas revenu sur sa décision.
J.A- Un des prêtres croyait à mon histoire. Il a tenté de me supporter et m’a encouragé à signer l’acte d’abjuration de mes erreurs que le clergé me soumettait pour que je puisse continuer ma vie dans la tranquillité, mais malgré sa gentillesse, ma foi a pris le dessus sur tout et j’ai refusé.
A- En fait, je crois que Créon tenait à ma condamnation pour la seule et bonne raison que, en tant que nouveau roi, il devait prouver en face du peuple son pouvoir absolu et me faire payer, même a un membre de sa famille, de sang royal. Il croyait sans doute que sa suprématie serait ainsi assurée.
J.A- Le clergé n’aimait sans doute pas l’influence que j’exerçais sur les foules. Les gens m’écoutaient parler et me croyaient lorsque je proclamais être envoyée de Dieu. Les autorités religieuses n’aiment pas qu’on joue dans leur plate-bande, il leur fallait se réapproprier l’exclusivité de la parole du Seigneur.
A- Le roi voulait faire lapider sur la place  publique celui qui contreviendrait à son commandement. Il a tenté de me sauver mais ma vie était si pleine de douleur que j’étais prête à payer pour ma faute. Pour se laver les mains face aux Dieux, il a décidé de me jeter au fond d’un souterrain pour que je puisse prier pendant mes derniers instants.
J.A- On m’a condamnée au bûcher et j’ai été brûlée vive devant une foule terrifiée qui m’a entendue crier par trois fois le nom de notre Christ, Jésus!
A- J’ai préféré me pendre et en finir rapidement avec la douleur qui m’habitais plutôt que d’attendre Hadès qui viendrait me chercher pour me conduire auprès des miens qui avaient disparus.
J.A- Les gens se sont révoltés suite à ma crémation. Ils croyaient en moi et me voyaient comme une sauveuse, cette justice du clergé n’en était pas une! Il y a eu des affrontements et plusieurs morts. L’autorité avait perdu de sa crédibilité aux yeux du peuple.
A- Quand Hémon m’a aperçu, morte, il s’est aussitôt transpercé le flan de son épée, ivre de douleur. Quand sa mère apprit cela, elle se planta une lame de couteau dans le foie tout en maudissant son mari de roi, responsable de toutes ces morts. Il fût grandement affligé par ces décès et constata trop tard son erreur.
J.A- Votre histoire est assez extraordinaire.
A- La vôtre également.
J.A- Nous avons beaucoup de points en commun vous ne trouvez pas?
A- En effet, je perçois beaucoup de rapprochements. On peut dire que nos vies n’ont pas abouties de façon tranquille.
J.A- De vraies tragédies!
A- Ça vous pouvez le dire! Mon histoire à même inspiré un grand dramaturge qui a vécu peu après moi, un certain Sophocle. Ses textes permirent la transmission à d’autres de ce que j’avais vécu.
J.A- Fort heureusement, ma mémoire fut réhabilitée quelques années plus tard au cours d’un procès. On en vint aux conclusions que les procès qu’on m’avait fait subir étaient nuls et sans fondements. On remit une croix d’honneur à ma famille et je fus ainsi élevée au rang de martyre.
A- Nous sommes donc…
J.A- Oui, je crois que nous pouvons nous affirmer comme telles.
A- Loin de moi toute prétention.
J.A- Des légendes, selon toutes vraisemblances.
A- Nos histoires ont traversées les siècles.
J.A- Les contrées et les océans.
A- Les barrières de la langue.
J.A- Elles ont été reprises maintes et maintes fois.
A- Poèmes, chants, théâtre…
J.A- Livres, peinture, même au cinéma!
A- Tout cela aura au moins servi à quelque chose.
J.A- Bien sûr! À part avoir inspiré les artistes de toutes les époques, j’ai été perçue comme un symbole combattant au nom de sa foi et de la fierté de son pays. Les religieux et les nationalistes se sont servis longtemps de mon nom pour faire passer leur message. Le peuple de France me considère aujourd’hui comme une sainte et une figure emblématique de courage.
A- On m’a évoqué lorsqu’il fut temps de se rebeller contre la tyrannie et la monarchie, puisque j’en avais fait pareil. On m’a ressorti du placard pendant la Révolution Française, les anarchistes et les amoraux m’ont prise pour héroïne. On a vanté mon courage et ma détermination face au pouvoir.
J.A- Vous savez ce qui me plaît le plus dans toute cette histoire?
A- Non, allez-y je vous écoute.
J.A- Nous avons été jugées et condamnées par des hommes mais admirées et imitées plus tard par des hommes. Ne trouvez-vous pas cela étrange?
A- Nous sommes les seules femmes dans cette histoire.
J.A- Parce que nous sommes des femmes, on se souvient davantage de nous parce que nous sommes considérées comme le sexe faible.
A- Bien sûr, qui sont les deux femmes les plus connues des temps précédant mon arrivée?
J.A- Je ne sais pas.
A- Ève, la femme par qui est arrivée le péché dans l’Éden, et Pandore, la femme que la curiosité mena à ouvrir une boîte interdite de laquelle s’échappèrent sur la Terre tous les maux des hommes.
J.A- Ils se sont servis de ces excuses pendant des siècles pour rabaisser la femme et lui attribuer des pouvoirs maléfiques.
A- Des siècles de fausses croyances à commettre des actes atroces envers les femmes du monde et des époques.
J.A- À faire taire à quelque prix que ce soit une femme qui osait s’exprimer et dire tout haut ce que plusieurs pensaient tout bas sans jamais agir, par lâcheté.
A- Alors aujourd’hui, sur Terre, ce jour 20**, 25 siècles après que j’eusse existé et 5 siècles après votre arrivée, après le passage de nombreuses autres femmes ayant accomplis de grandes gloires, qui sont régulièrement citées dans le monde entier et qui ont servies à faire avancer la justice, égale entre hommes et femmes, notre héritage est-il entre bonnes mains?
J.A- Je ne sais pas. Beaucoup de crimes sont encore commis injustement envers des femmes. Prenons pour exemple l’excision, largement pratiquée en Afrique, ou le crime d’honneur envers les femmes du Moyen-Orient. La prostitution et le marchandage humain font encore des millions de victimes dans le monde. On utilise les femmes, on les bats, les viole, les rabaisse, les font taire.
A- Oui mais…il y a plus que ça aussi. Aujourd’hui, des femmes sont sorties de chez elles et elles ont le choix, elles peuvent être chefs d’entreprises, avocates, médecins, journalistes, policières. Dans certains pays, le droit à l’avortement est autorisé, la liberté d’expression concerne tout le monde, les femmes peuvent aller voter et pas nécessairement pour ce que leur mari leur a dit de faire, elles peuvent même être élues.
J.A- Bien sûr, mais on ne parle que de quelques grands pays industrialisés. Beaucoup de femmes n’ont pas eu cette chance!
A- En effet, mais il y a eu des changements de mentalités au cours des années et il va continuer d’en avoir. Des hommes et des femmes de ces pays développés se battent chaque jour pour apporter de l’aide aux femmes défavorisées des pays pauvres. En les instruisant et en leur apprenant que, comme nous l’avons fait quelques siècles auparavant, elles peuvent dire «non», elles ont le choix de supporter la tête baissée ou de se relever et prendre leur sécurité en main. Des gens se rendent dans ces pays afin de dénoncer les abus qui s’y produisent, de communiquer l’injustice et la violence qui y règnent. Beaucoup de femmes ont été tuées pour que d’autres aient le choix, il ne faudrait pas que ces sacrifices deviennent vains.
J.A- Et comme nous sommes des modèles pour quelques unes d’entre elles, nous avons participé à ce changement de mentalités. C’est incroyable de se rendre compte qu’on puisse laisser un héritage de plus de 5 siècles qui ait touché autant de gens. Pour vous c’est 25 siècles!
A- C’est difficile à croire en effet. Je n’ai jamais pensé que ma petite révolte servirait autant une noble cause.
J.A- Moi non plus. Je songeais simplement au salut de mon âme et à l’accession de mon esprit au ciel.
A- Les femmes qui se sont battues comme nous mais en toute connaissance de cause méritent toute mon admiration.
J.A- Vous avez entièrement raison. Qui a dit qu’une seule personne ne pouvait pas changer de grandes choses?
A- Il ne reste qu’à espérer que d’autres Antigone ou Jeanne d’Arc se lèvent et fassent réagir les foules.
J.A- Bouger les mentalités.
A- Changer et faire avancer les choses.
J.A- Afin d’éradiquer le bâillon religieux et politique.
A- Pour la justice égale entre tous et la liberté d’expression.
J.A- Vraiment Antigone, je suis heureuse de faire votre connaissance.
A- Moi aussi! Comment se fait-il que nous ne nous soyons pas rencontrées avant?
J.A- Je ne sais pas. Chose certaine, c’est que je prévois beaucoup d’intéressantes discussions avec vous pour les temps à venir.
A- Ce serait avec joie. Venez prendre le thé demain, je tiens à vous présenter une bonne amie à moi.
J.A- Qui est-ce?
A- Benazir Bhutto, elle est nouvelle ici…

Antigone - revue et actualisée

**/11/2008
Interrogation du suspect matriculé N37T1405
Jeune femme début vingtaine, Origine : Pays d’Extrême-Orient, raison de l’arrestation : suspectée de complicité avec des membres de sa famille dans l’affaire de l’attentat porté contre un édifice gouvernemental. 
- Voilà jeune fille, nous attendons vos révélations concernant cette affaire d’État.
- Je n’ai absolument rien à dire, je ne suis pas impliquée pour une miette dans cette histoire.
- Nous avons des documents prouvant le contraire.
- Des documents?! Et de quelle source viennent-ils? Sont-ils fiables? Avez-vous des preuves tangibles de ce que vous avancez?
- Nos informateurs sont des spécialistes, nous n’avons jamais remis en question leur professionnalisme.
- Eh bien il serait temps, je n’ai rien à faire ici, les coupables courent probablement dehors à l’heure qu’il est. Je peux vous jurer que ni moi ni ma famille n’ait quoi que ce soit à voir avec cet attentat.
- Attention à ce que vous dites mademoiselle, vos déclarations pourraient être retenues contre vous pour faux témoignage! Nous savons que vos frères sont directement liés à cette histoire.
- Si vous en êtes si certains, en quoi vous suis-je utile?
- Vous le savez bien, ne jouez pas les innocentes avec nous.
- Je ne joue pas, je SUIS innocente.
- Vos frères sont toujours en cavale, comme vous le disiez tantôt. Nous avons besoin de vous pour les retrouver, vous êtes la seule membre de votre famille qui soit encore vivant, à part eux, c’est pourquoi nous vous interrogeons.
- Vous croyez que je vous livrerai mes frères, même si j’étais au courant de l’endroit où ils se trouvent en ce moment? Soyez assurés qu’ils me cacheraient avec eux!
- Vous pouvez toujours nous servir d’appât. Votre présence ici est plus utile que vous ne le croyez.
- Vous êtes ignoble.
- J’obéis aux ordres, petite, tout ce que nous faisons est en fonction du bien de notre pays et de la sécurité de ses habitants. Ils nous font confiance pour arrêter la propagation d’actes terroristes comme ceux orchestrés par vos frères.
- Mes frères ne sont pas des terroristes!
- Aux yeux du gouvernement, oui, j’en ai bien peur. Et votre obstination à les protéger pourrait vous coûter cher, c’est pourquoi je vous encourage à travailler avec nous et à révéler tout ce qui est susceptible de nous mener à eux.
- Ce ne sont pas vos menaces qui vont me faire parler, je ne livrerai jamais un membre de ma famille.
- Vous êtes donc si loyaux? Ou est-ce seulement une question d’honneur?
- Je dirais un peu des deux. Ce sont des temps difficiles pour des réfugiés politiques comme nous, alors on se doit de faire face à l’adversité en se serrant les coudes.
- Vous admettez donc que vous approuvez leur geste?
- Bien sûr que non! Sachez que je n’étais nullement au courant de leur plan. Depuis que nous sommes ici, je ne demande pas mieux que de vivre tranquillement. Je ne me suis jamais souciée de leurs affaires et maintenant je me retrouve prisonnière de vos bureaux, bien malgré moi!
- Vous pouvez quand même être accusée de complicité si vous continuez à nous cacher ce que vous savez. Il est de la plus haute importance de retrouver les coupables. La sécurité des gens est en danger et il est de notre devoir de mettre un frein à cette violence!
- Et la sécurité de mon peuple, menacée sans cesse par un gouvernement dictatorial et extrémiste, vous en faites quoi?
- Nous nous sommes mêlés à cette histoire, sans grand succès.
- Votre quête de la justice s’arrête à ce point? Vous ne chercherez pas à pousser davantage pour la liberté des habitants du pays d’où je viens?
- Il importe que nous nous concentrions d’abord sur nos problèmes internes. C’est pourquoi votre collaboration est nécessaire. La justice doit d’abord être rendue aux victimes de cet attentat.
- La justice par la condamnation n’est pas une solution et vous le savez! Vous vous battez pour une justice dictée par des hommes de pouvoir qui n’ont aucunement à cœur les intérêts du peuple!
- Écoutez-moi bien jeune fille! Nous tentons présentement d’éviter une crise, le gouvernement fait tout pour sauver la face aux yeux de ses électeurs. Nous avons besoin de coupables et vite, les gens veulent se sentir en sécurité et nous devons leur donner des visages à détester et sur qui jeter la faute de tout ce trouble! Nous ne pouvons pas nous permettre d’erreurs.
- Des têtes à brandir, c’est tout ce que vous voulez!
- Oui, et si on ne trouve pas vos frères dans les plus brefs délais, c’est vous qui serez jugée et renvoyée dans votre pays.
- Mais…je serai tuée là-bas!
- C’est pourquoi vous devez faire preuve de collaboration, vous constatez maintenant tout l’enjeu qui pèse sur vos déclarations.
- C’est inhumain! Jamais votre peuple ne tolérerait une condamnation aussi injuste! Si on vient à savoir qu’une innocente à été assassinée seulement pour vous servir de bouc émissaire, des manifestations ne tarderaient pas à éclater aux quatre coins du pays pour dénoncer vos pratiques barbares!
- Il sera facile de vous faire passer pour coupable, rassurez-vous. Nous garderons l’ordre et la paix au sein de la population, comme nous avons souvent été capables de le faire par le passé.
- Est-ce que cela ne vous empêche pas de dormir la nuit? De savoir que des innocents sont morts pour empêcher la prolifération d’actes dénonciateurs? Votre justice est dégueulasse!
- Vous n’êtes pas totalement innocente, je tiens à vous le rappeler. Vous nous cachez des faits qui pourraient incriminer les vrais coupables.
- Vous rendez vous compte que pour chaque homme ou femme que vous condamnez pour avoir eu le courage de poser des gestes visant à changer les choses, d’autres se lèveront pour se rallier à leur cause. Vous pouvez tuer les manifestants mais pas les idées!
- Nous avons les moyens de faire taire les éléments indésirables, ceux qui viennent à troubler l’ordre public. Le peuple n’est pas assez fort pour nous faire face.
- Un jour viendra et vous tomberez. Un jour, c’est la justice des hommes qui triomphera, et non celle d’un groupe élitiste et idéaliste qui règne sur son pays par le biais des marionnettes telles que vous!
- Ça suffit! Vous êtes visiblement de ces extrémistes qui cherchent à compromettre le gouvernement. Nous avons assez de preuves pour vous inculper! Et même si vous n’avez pas parlé au sujet de vos frères, ce n’est qu’une question de temps avant que nous les trouvions. Dommage pour vous qui rêviez d’une vie tranquille, on va vous remettre aux autorités de votre pays, ils vous jugeront selon ce qui leur semble juste.
- On me plaindra, on fera de moi une martyre, soyez-en assurés! Vos méthodes causeront votre perte, ça aussi ce n’est qu’une question de temps!
- Emmenez-la, cette rebelle ne nous est plus utile. Remplissez les dossiers nécessaires et qu’elle soit surveillée de près jusqu’à ce qu’elle soit livrée. Ah! Et n’oubliez pas de contacter l’agence de presse, je vais me préparer pour une conférence. Ces journalistes seront ravis de communiquer la bonne nouvelle. Eux aussi sont tellement manipulables.

11 septembre 2011

Leave me

WHY? Why am I incapable of letting you go? Why can't I stop thinking about you? Why are you always coming back in my life, in my thoughts, by a way or another, even without any will of it? How can you still have so much power on me, even if it's been four months from now on since we broke up in the worse way I could ever imagine?
Do you think about me sometimes?
Who are you sleeping with?
How do you see your future now?
It hurts...FUCK! I hate you so much, yet the feelings I have come too close to love...but I can't live with you. Neither can't live without you. Still, I don't really have the choice.
I know for sure you're not the one for me. But this video, this tiny piece of you, of the man I've so much known and loved like crazy, brought me back to this time when we belonged to each other. When I was full of hopes, so naive about our relationship and all the bullshit you used to tell me.
So why am I feeling so sad? Why do I feel tied up by my past? Why can't I just forget you and all the pain you inflicted to me through this abandon?
I have deleted every single tracks you had left behind...yet some of them keep coming back randomly. It seems like you'll be haunting me forever. I am strong, but I can't fight against ghosts.

This would explain how the fuck do I still remember your cellphone number by heart...

7 septembre 2011

Sexy

Tu t'es immiscé dans ma vie tranquillement. Plus ou moins deux mois déjà depuis qu'on se fréquente. Qu'on s'apprivoise. Qu'on développe "quelque chose".Je ne saurais trop comment qualifier cette relation...on s'est dit l'autre jour qu'on était désormais exclusifs. On était pas allé voir ailleurs depuis notre première fois de toute façon. N'empêche...ça m'a rassurée, parce que je n'aime pas partager. Je n'aimerais pas TE partager. J'aime sentir que je suis spéciale pour toi.
Quelques temps déjà depuis qu'on passe plus de temps à s'embrasser lentement, doucement, à goûter à l'autre, à ce moment. Quelques temps à se caresser un peu plus longtemps avant de se lancer, à moins hésiter à toucher l'autre. On connaît mieux nos corps, nos zones sensibles et c'est toujours meilleur. C'est devenu plus doux, plus fiévreux. On le fait encore souvent comme des sauvages, j'aime toujours autant te griffer dans le dos, te mordre les épaules, que tu me claques les fesses ou que tu m'enserres le cou en me prenant par derrière. N'empêche...
J'éprouve moins de gêne à soupirer ou à gémir de plaisir, à te montrer que j'aime ce que tu me fais. Je me cache moins derrière des cris subjectifs illusoires.
Je te guides, tu te laisses aller. Tu me pousses, j'en veux encore. Je me sens si forte quand ta bouche s'ouvre de surprise, quand je te prends de court en changeant de mouvement, quand tu renverses la tête en crispant la mâchoire. N'empêche...
Tu me rends faible. Tu me dis que je suis gorgeous.
Dis-le encore. J't'en prie.
Et moi je te trouve tellement beau. Tu me fais fondre. J'ai tant de misère à croire que c'est pas juste du cul pour toi...